Interview : Valérie Sasset, Directeur général de BCD Travel France

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Valérie Sasset, Directeur gnéral de BCD Travel France

Quel regard portez-vous sur ce dixième anniversaire de BCD Travel en France ?

Valérie Sasset – Un dixième anniversaire, ce n’est pas rien dans la vie d’une entreprise. Nous sommes maintenant la troisième TMC mondiale, en mettant Egencia à part du fait de leur positionnement. Cela signifie que nous n’avons plus à justifier qui nous sommes auprès des grandes entreprises. En dix ans, nous avons acquis une crédibilité, une légitimité, une visibilité sur le marché. Nous avons toujours cet esprit start-up car finalement, c’est encore très jeune en comparaison des autres agences. Il y a du dynamisme, de l’envie, de la créativité, et j’espère que cela durera encore longtemps. Mais il reste encore des choses à faire : nous ne sommes pas encore très connus sur le mid-market, notamment.

Qu’est-ce qui a changé par rapport au BCD Travel de 2006?

V. S. – C’était alors une société qui se construisait, qui avait gagné beaucoup de clients mais qui luttait parce que la croissance était trop forte pour la structure existante. Le seul élément très sûr était le souci du client. Toutes les équipes étaient focalisées là-dessus, et c’est pour ça qu’elles avaient rejoint BCD travel. La maison BCD Travel en France n’avait pas vraiment de toit, seulement quelques fondations. En dix ans, avec le groupe, nous avons construit un édifice vraiment solide. D’ailleurs les gens qui ont construit cette maison sont toujours là, à 90%, et l’esprit n’a pas changé.

BCD Travel France fait partie de la génération Z

Le marché du voyage d’affaires, lui, a bien changé pendant ces dix ans…

V. S. – En effet : la digitalisation, la virtualisation, ont fait évolué le marché. Mais nous avons justement eu la chance de naître avec ça. De fait, BCD Travel France fait partie de la génération Z, nous sommes donc habitués à gérer des clients en ligne et des nouveaux entrants. Cela ne nous dérange pas de faire des tests avec Airbnb, par exemple. Notre société est jeune, c’est donc sûrement moins traumatisant que pour d’autres agences.

Comment se passe l’intégration d’Airbnb ?

V. S. – Cela ne pose pas de problème technique particulier, si ce n’est que pour une TMC l’intégration des données dégrade la productivité. C’est aussi plus compliqué en termes de duty of care et d’expérience clients, que l’on ne peut pas forcément garantir. Mais si un voyageur opte pour ce type d’hébergement on peut imaginer qu’il est prêt à ce que ce soit différent.

S’agit-il d’une démarche globale initiée par BCD Travel ?

V. S. – L’une des spécificités de BCD Travel, c’est que l’on nous laisse faire nos expériences en fonction des spécificités de chaque marché. La France est particulièrement mature en termes de nouvelles technologies, nous n’avons donc pas attendu que les autres marchés soient prêts. Il y a bien sûr des outils globaux déployés à l’échelle internationale, mais nous avons le droit de tester. Cela correspond à l’état d’esprit hollandais : on peut se tromper. C’est en France par exemple que l’on a initié la démarche du dédommagement des retards aériens, avec Air Refund. Depuis, le contrat a été déployé à l’échelle de l’Europe.

Il n’y a donc pas de problème à travailler avec un partenaire qui est intrinsèquement lié à une autre agence de voyages d’affaires, en l’occurrence FCM France ?

V. S. – Non, ça ne pose aucun problème. C’est bien une preuve de notre ouverture. Nous ne sommes pas dans une concurrence “à l’ancienne”, qui consisterait à se mettre des bâtons dans les roues. Il y a de la place pour tout le monde. La différenciation est complexe pour les TMC, mais elle existe. Cette solution va dans le sens du client, donc nous avions tout intérêt à l’adopter.

Comment décririez-vous la situation actuelle du marché des TMC, qui ne semblent pas tout à fait sorties de l’ornière…

V. S. – Les agences ne vont pas bien. Depuis les attentats, les sociétés ont limité leurs déplacements. La reprise demande du temps. Nos chiffres ne sont pas terribles depuis la fin de l’année dernière. L’économie française n’étant pas florissante, les sociétés font des économies, elles voyagent moins et moins cher. Nos concurrents subissent cet effet, en plus de la montée en puissance du online pour lequel nos équipes sont bien dimensionnées.

L’adoption du télétravail chez BCD Travel doit y contribuer…

V. S. – Nous avions déjà mis en place ce système depuis quatre ou cinq ans avec nos équipes commerciales. Quand nous avons déménagé nos locaux, nous l’avons étendu à l’ensemble des départements, en adaptant le format à chaque fonction. C’est du télétravail sur-mesure. Aujourd’hui 20% de nos effectifs en France fonctionnent en télétravail.

Dans quelle mesure ces évolutions répondent-elles également à l’évolution de la profession ?

V. S. – La technologie évolue, et les agents avec… Le périmètre de l’agent de voyages diminue. Beaucoup de transactions sont aujourd’hui gérées en ligne. Nous avons donc besoin d’agents offline qui soient des experts.

Nous vivons une époque formidable : tout semble possible et c’est incroyablement stimulant

Peut-on imaginer que l’intelligence artificielle remplace l’agent de voyages à plus ou moins long terme ?

V. S. – Ce n’est pas exclu. Peut-être pas à 100%, mais pour un pan de l’activité oui. Il est intéressant de voir qu’aux Etats-Unis, où les agences de voyages loisirs avaient quasiment disparu, on voit à nouveau apparaître des acteurs de proximité qui se lancent sur des niches, sur des concepts très particuliers. Il y a visiblement un “revival” des agences de voyages outre Atlantique. Internet est une telle jungle, il est parfois si complexe de trouver son chemin que le conseil de l’expert fait sens. Et c’est la même chose dans le voyage d’affaires. Nous allons vraisemblablement perdre certains pans de transactions au profit de l’intelligence artificielle, mais à un moment donné le besoin d’expertise resurgira. Nous vivons une époque formidable : tout semble possible, et c’est incroyablement stimulant.

Quelles sont vos priorités en 2016 ?

V. S. – Nous avons été les premiers à expliquer qu’après nous être focalisés sur les acheteurs, sur les travel managers, nous mettions l’accent sur les voyageurs pour influencer leur comportement plutôt que de le contrôler. On nous répondait alors qu’on attendait de nous un rôle de police. Ce type d’approche ne peut pas fonctionner avec les nouvelles générations. Il faut leur donner les outils qu’ils utilisent dans leur vie quotidienne. Nos développements concernent donc la mobilité et le Traveller engagement : impliquer le voyageur pour qu’il respecte la politique voyages. La gamification fait partie de ces outils. Au début, certaines entreprise ne comprenaient pas notre approche, nous demandant à ce que le voyageur soit encadré avec des lois strictes à appliquer. Maintenant, tout le monde est d’accord pour dire qu’au contraire il faut accompagner le voyageur, lui trouver des solutions quand il se déplace, et l’influencer afin qu’il respecte de lui-même les règles de sa politique voyages, qu’il les trouve intelligibles et intelligentes.

Pour beaucoup d’observateurs, la TMC doit repenser son modèle économique. Qu’en pensez-vous ?

V. S. – Qu’elle a su le faire jusqu’à présent ! Quand je suis arrivée, l’agence de voyages était un centre de profit pour l’entreprise. En peu de temps nous sommes devenus un centre de coût. Nous nous sommes adaptés, ce qui prouve que nous savons le faire. Il y a une guerre des prix terrible actuellement. Le modèle va continuer à évoluer, il n’est pas encore abouti. Mais il me semble plutôt malin et satisfaisant.

Quel regard portez-vous sur la distribution directe prônée par certains fournisseurs ?

V. S. – Ca ne me fait pas peur du tout. Quand une société confie son budget voyages à une TMC, c’est pour la consolidation de la donnée, pour être accompagnée dans la gestion de son programme voyages. Lufthansa peut distribuer en direct, mais qui va consolider la donnée pour l’entreprise ? Ce n’est pas optimum, pas fluide. C’est une aberration économique. Un voyageur a autre chose à faire que de perdre son temps à réserver lui même chaque pan de son déplacement.

Où en est-on du rapprochement entre Travel management et MICE ?

V. S. – C’est effectivement une tendance qui est annoncée depuis quelques temps maintenant, mais nous n’observons pas de convergence dans les appels d’offres, à l’exception de quelques laboratoires pharmaceutiques. Nous disposons d’un département dédié, pour lequel nous venons d’ailleurs de recruter un patron pour la France. Je compte sur une belle croissance de BCD Travel sur ce marché. Nous allons œuvrer en ce sens, en tous cas.

Quelle est l’actualité de BCD Travel en termes de lancements produits ?

V. S. – Nous étions focalisés l’an dernier sur le lancement de Decision Source avec Analytics. Cette année notre attention a été focalisée sur le lancement de TripSource Hotels, une solution de réservation d’hôtels. Nous avons mis au point une plateforme hôtelière agrégeant plusieurs sources, à la fois les hôtels de chaînes et des établissements hors GDS, et qui sera accessible via notre application mobile. Le déploiement global aura lieu d’ici la fin de l’année.

Et après ?

V. S. – La prochaine évolution concernera Disruption service, qui permettra d’assister les voyageurs de façon proactive en cas d’imprévu. Il s’agira par exemple d’anticiper la réservation d’un nouveau vol si l’on s’aperçoit que le voyageur d’affaires va manquer sa correspondance en cas de retard de vol.

Comment envisagez-vous BCD Travel dans dix ans ?

V. S. – J’espère que l’on sera totalement différents, que nous serons encore plus axés sur les nouvelles technologies, que nos agents de voyages travailleront sur des outils bien plus conviviaux.

Air Canada décolle vers Lyon

DR Air Canada
Air Canada a débuté ses opérations entre Lyon et Montréal

Lyon est devenu le 17 juin la troisième destination française d’Air Canada, après Paris et Nice. La compagnie aérienne relie désormais les aéroports de Montréal-Trudeau et de Lyon Saint-Exupéry à raison de cinq vols par semaine pendant la saison estivale – chaque mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche – et prévoit de réduire son programme à 4 fréquences hebdomadaires durant l’hiver. Le Boeing 767-300 aux couleurs canadiennes, doté de 24 sièges en Classe affaires et de 187 places en cabine principale, quitte Lyon à 12h pour rallier Montréal à 14h heure locale. Au retour, les voyageurs d’affaires quitteront l’aéroport de Trudeau à 21h15, et se poseront à Lyon à 10h25.

Ce lancement d’une nouvelle ligne intercontinentale s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale d’expansion à l’international. L’an dernier, Air Canada et sa filiale Air Canada Rouge avaient ainsi lancé les vols Toronto-Delhi, Amsterdam-Toronto, Toronto-Dubaï, Venise-Montréal, Montréal-Mexico et Vancouver-Osaka. D’autres ouvertures suivront, notamment Toronto-Séoul, Vancouver-Brisbane, Dublin-Vancouver, ou encore Glasgow-Toronto.

Etude SITA : le phénomène BYOD prend de l’altitude

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Les voyageurs délaissent l’écran de leur siège au profit de leurs smartphones et PC selon SITA

A l’instar du grand public, le monde de l’entreprise a ses modes, ses nouvelles tendances et.. ses acronymes. L’un d’eux est devenu incontournable depuis déjà quelques années : le BYOD – comprenez « Bring Your Own Device », « emmenez votre propre appareil » – est désormais la règle pour bon nombre de voyageurs d’affaires, qui utilisent leur smartphone personnel à des fins professionnelles, et inversement. La tendance dépasse les murs de l’entreprise, comme en témoigne une étude publiée début juin par SITA. Le spécialiste des technologies liées aux communications et à l’information dans le secteur aérien s’est en effet penché sur les usages des voyageurs en termes de divertissement en vol. La conclusion est claire : qu’ils aient les pieds sur terre ou la tête dans les nuages, les voyageurs utilisent de plus en plus leurs propres appareils, encouragés en cela par les nouvelles possibilités offertes par les solutions IFE (« inflight entertainment »).

Près de la moitié des voyageurs interrogés (46%) auraient ainsi visionné sur leur dernier film en vol en utilisant leur propre appareil. Le chiffre dépasse même celui des passagers n’ayant utilisé que l’écran du siège (44%), 10% des sondés ayant alterné entre les deux options. La tendance ne devrait pas ralentir, dans la mesure où 65% des voyageurs préféreraient utiliser leur propre appareil à bord plutôt que l’écran « traditionnel ».

DR SITA
46% des sondés ont regardé leur dernier film en vol via leur propre appareil

SITA rappelle par ailleurs que la montée en puissance du BYOD s’appuie sur la généralisation des smartphones, en indiquant que 86% des voyageurs embarquent désormais avec – au minimum – un téléphone « intelligent ». Le chiffre aurait augmenté d’un tiers en un an… La musicque serait l’utilisation la plus courante en vol (68%), devant les jeux (54%), la lecture (48%) et les vidéos (44%).

Ces nouvelles pratiques pourraient finalement permettre aux compagnies aériennes d’alléger leurs appareils et surtout leurs investissements dans les systèmes de divertissement à bord, SITA soulignant d’ailleurs que certains transporteurs ont déjà pris le parti de supprimer ces écrans à bord.

Orly-New York : la nouvelle route quotidienne d’Air France

Air France dessert quotidiennement New York depuis Orly (DR)
Nouveau vol, et nouveau salon pour Air France à Orly

Air France célèbre le 70ème anniversaire de la ligne Paris-New York en inaugurant ce lundi 6 juin un nouveau vol vers JFK, au départ de l’aéroport d’Orly. Les départs de l’aéroport parisien sont fixés à 11h20, pour une arrivée à New York-JFK à 13h25. Au retour, les voyageurs quitteront JFK à 18h25, et rallieront Paris à 7h45 le lendemain matin. Ce vol, assuré quotidiennement en Boeing B777-200, est doté de 250 sièges en classe Economy, auxquels s’ajoutent 35 places en Business, et 24 autres en Premium Economy. Pour mémoire, lors de l’inauguration de la ligne Paris New York le 1er juillet 1946, 33 passagers pouvaient prendre place à bord du DC-4 qui assurait alors la liaison en… 23 heures 45 ! Une toute autre époque. « Nous renouons avec une ligne au cœur de l’histoire de notre compagnie », note d’ailleurs Frédéric Gagey, président-directeur général d’Air France. « En reliant New York au départ d’Orly, Air France entend saisir toutes les opportunités de développement, simplifier le voyage de ses clients et favoriser les liens commerciaux, notamment au départ et vers les régions françaises », ajoute-t-il.

En marge de cette ouverture de ligne, Air France dévoile également une autre nouveauté dédiée aux voyageurs d’affaires : un salon de plus de 330m² rénovés, qui ouvre ses portes tous les jours de 5h30 à 22h au sein du Hall 3 de l’aéroport de Paris-Orly. Ce nouveau lounge est accessible aux clients La Première et Business, ainsi qu’aux membres Flying Blue Elite Plus.

Au total, le groupe Air France KLM propose ainsi pendant l’été douze destinations aux États-Unis, et 214 vols hebdomadaires au départ de Paris-Orly, Paris-Charles de Gaulle et Amsterdam-Schiphol.

United Polaris : la business class « repensée de Ahh à Zzz »

Polaris : la Belle Endormie selon United (DR)
United lancera la nouvelle classe Polaris le 1er décembre

« Une classe affaires révolutionnaire (…), nommée comme l’étoile polaire », « la plus importante innovation produit de la compagnie en plus de 10 ans » : en dévoilant sa nouvelle offre Polaris le 2 juin, United n’a pas lésiné sur les superlatifs. Logique, quand on sait que 12 000 heures de recherche auront été nécessaires à la mise au point de cette nouvelle business class, qui prendra son envol le 1er décembre prochain. Surtout, United se démarque clairement sur le marché américain – voire au-delà – avec l’introduction d’une kyrielle de services qui s’inscrivent tous dans la même optique : améliorer le sommeil des voyageurs d’affaires tout au long de leur expérience de voyage.

Trois acteurs ont travaillé sur ce nouveau siège : Acumen Design Associates, PriestmannGoode et Zodiac Seats United Kingdom
Le siège Polaris, inclinable à 180°, pour 1,98 m de longueur de couchage (DR)

Comme on pourrait s’y attendre, le siège de cette nouvelle United Polaris Business Class a fait l’objet d’une attention particulière. La compagnie évoque un modèle « exclusif », conçu « sur mesure », et qui aura mobilisé trois acteurs : Acumen Design Associates, PriestmannGoode et Zodiac Seats United Kingdom. Résultat : un siège inclinable à 180 degrés, atteignant alors 1,98 m de longueur de couchage, et garantissant systématiquement un accès au couloir. Mais la réflexion de United ne s’est pas arrêtée au seul siège Polaris : la compagnie s’est également tournée vers un spécialiste haut de gamme de la literie – Saks Fifth Avenue en l’occurrence – pour concevoir une literie elle aussi sur mesure avec couettes, couvertures, et deux formats d’oreiller que peuvent compléter des coussins de matelas et même des oreillers de gel refroidi (sic), disponibles sur demande. United va même au bout de sa logique, en glissant dans ses nouveaux kits d’agrément une brume de lavande apaisante, à vaporiser sur l’oreiller. Rien n’est trop beau pour veiller sur le sommeil des voyageurs d’affaires.

Du siège au kit d'agrément, de la literie à l'oreiller : priorité au sommeil avec la nouvelle classe Polaris
Du siège au kit d’agrément, de la literie à l’oreiller : priorité au sommeil avec la nouvelle classe Polaris

La nouvelle approche développée par United ne se limite pas à l’expérience de vol, puisque la compagnie dévoile parallèlement un nouveau concept de salon, dotés d’espaces sommeil avec lits, mais aussi de douches spa et agrémentés de repas chauds. L’aéroport de Chicago sera le premier à bénéficier de ces nouvelles installations, disponibles elles aussi le 1er décembre prochain. Los Angeles, San Francisco, Houston, New York/Newark, Washington Dulles, Tokyo Narita, Hong Kong et Londres Heathrow devraient lui emboîter le pas au cours de l’année prochaine, pour ce qui est déjà présenté comme « le seul salon de cette sorte mis à disposition de voyageurs de classe affaires par une compagnie nord-américaine », selon United.

« United Polaris change les enjeux du voyage d’affaires international avec un niveau de détente et de confort exceptionnel tout au long du voyage », souligne Oscar Munoz, Pdg de United Airlines. « Cette expérience complètement repensée illustre l’esprit nouveau de United et la volonté d’innovation, l’enthousiasme et l’élan opérationnel qui motivent notre compagnie », ajoute-t-il. Finalement, le slogan de cette nouvelle classe affaires résume peut-être mieux l’esprit Polaris : « Nous vous présentons la nouvelle expérience de classe affaires internationale, repensée de Ahh à Zzz« …

Alliance Biz Travel : les start-up françaises unissent leurs forces

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La nouvelle Alliance Biz Travel réunit 6 startups françaises du voyage d’affaires

Souvent regroupées derrière l’étiquette de « nouveaux entrants » – qui, par définition, ne peut pas éternellement être accolée à des acteurs qui mûrissent – les startups françaises du voyage d’affaires ont décidé d’acter plus officiellement leur proximité. Six spécialistes français du business travel viennent ainsi de lancer l’Alliance Biz Travel, regroupant Air Refund, TravelEnsemble, Bird Office, Business Table, Expensya et MagicStay. « Tout en gardant une totale indépendance, l’alliance stratégique permet aux start-up de l’Alliance Biz Travel de mettre en commun des actions de promotion et d’accroître leur visibilité auprès des entreprises (newsletters, salons professionnels, etc.) », indique le communiqué. Et Valéry Linyer (MagicStay) de préciser : « En BtoB, le temps et les coûts d’acquisition sont plus importants qu’en BtoC ».

Outre ce gain de visibilité auprès de la clientèle corporate, les différents membres de cette alliance naissante entendent jouer la carte de la complémentarité, . « Lors de rendez-vous clients, nous pouvons proposer aux entreprises une offre de service globale et complémentaire », indique d’ailleurs Arnaud Katz, Pdg de Bird Office.

Concrètement, les six membres fondateurs de l’alliance s’engagent sur une charte de qualité en termes de service client, avec un Live Chat, une Hotline 24/7, les avis d’autres utilisateurs professionnels. Ils s’engagent également vis-à-vis de la protection des données personnelles, et des « garanties et assurances adéquates aux exigences du voyage professionnel » : un signe fort envoyé au marché, dans un contexte où le devoir de protection n’a jamais été si crucial, et où les problématiques d’assurances échappent parfois à l’entreprise.

Reste à savoir si d’autres startups françaises viendront grossir les rangs de ce nouvel interlocuteur sur le marché du voyage d’affaires, et à surveiller les prochaines actions communes initiées par cette Alliance Biz Travel.

Lyon guette le come back d’Aeroflot

DR Airbus
Aeroflot assurera désormlais quatre vols par semaine entre Lyon et Moscou (DR Airbus)

Aeroflot propose depuis le mois de juin une nouvelle ligne entre Moscou et Lyon. Quatre vols par semaine sont ainsi assurés par la compagnie russe entre les aéroports de Sheremetyevo et de Saint Exupéry, avec des départs prévus chaque lundi, mercredi, vendredi et dimanche. La liaison est assurée en Airbus A320 configuré en deux classes : la cabine économie affiche une capacité de 120 sièges, en plus des 20 places proposées en classe Affaires. Déjà présente à Paris-Charles de Gaulle et Nice, Aeroflot n’est pas une inconnue à Lyon. Elle assurait déjà des vols entre Saint Exupéry et Moscou, il y a une quinzaine d’années de cela.

Hyatt House s’ouvre les portes de l’Europe

DR Hyatt
L’hôtel Hyatt House de Boston

Il aura fallu attendre près de cinq ans pour voir l’enseigne Hyatt House hotels faire ses grands débuts sur le marché européen. Après les Etats-Unis, la Chine et Porto Rico, la marque long-séjour du groupe américain s’apprête à inaugurer sa première adresse sur le vieux continent. Et c’est donc Düsseldorf qui aura l’honneur d’accueillir le premier Hyatt House européen. Un accord de franchise conclu avec InTown Hospitality GmbH permettra ainsi au géant américain d’ouvrir le Hyatt House Düsseldorf en janvier 2017. L’établissement ouvrira ses portes dans la vieille ville Altstadt, à proximité de la très courue Königsallee, et à 15 minutes de l’aéroport international.

Le nouvel arrivant sur la scène hôtelière locale proposera 102 suites avec cuisine toute équipée. Un lounge baptisé The Commons accueillera les hôtes qui pourront s’y détendre ou partager leurs expériences d’autres voyageurs, tandis qu’un programme « Very Important Resident » (VIR) donnera accès à différents avantages personnalisés aux voyageurs long-séjours, à partir de 30 nuits.

« Nous continuons à développer la marque Hyatt House brand de manière réfléchie, dans des marchés stratégiques à travers le monde, et nous pensons que le Hyatt House Düsseldorf proposera une toute nouvelle expérience hôtelière aux voyageurs qui se rendent dans cette importante destination européenne », témoigne Peter Fulton, Président du groupe Hyatt pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Le groupe Hyatt était déjà present en Allemagne à travers le Park Hyatt Hamburg, le Grand Hyatt Berlin, l’hôtel Hyatt Regency Cologne, le Hyatt Regency Düsseldorf, et enfin le Hyatt Regency Mainz. En attendant les inaugurations de deux autres établissements : le Andaz Munich et le Hyatt Place Frankfurt Airport.

Rennes : un centre des congrès entre héritage et modernité

Le monument historique pourra accueillir des événements rassemblant jusqu'à 1500 personnes
Le centre des congrès ouvrira ses portes en 2018 (DR)

Le catalogue MICE de Bretagne accueillera bientôt un « petit nouveau » aux grandes ambitions : le Centre des Congrès de Rennes Métropole doit ouvrir ses portes dans quelques mois, en 2018. Il proposera alors une surface d’exposition de quelque 3 000 m² et affichera une capacité d’accueil de 1 500 personnes en plénière. Au total, jusqu’à 25 commissions pourront être organisées simultanément, selon les concepteurs du projet.

Photo Willy Berré
Un blog et un site Internet permettent de suivre l’avancée des travaux en temps réel (Photo Willy Berré)

Mais ce qui distinguera avant tout ce tout nouveau centre des congrès résidera probablement dans le mariage entre patrimoine et modernité. Le projet piloté par les architectes Jean Guervilly et Françoise Mauffret jette un pont entre les nouvelles technologies intégrées au bâtiment (vidéoprojecteurs, appareils de retransmission vidéo et de vidéo-conférence, connexion en fibre optique) et l’héritage d’un monument historique. Car le Centre des Congrès de Rennes Métropole s’apprête à poser ses valises dans le Couvent des Jacobins, un bâtiment classé du XIVème siècle, situé en plein centre-ville.

D’emblée, les concepteurs du projet ont d’ailleurs pris le parti d’ancrer ce bâtiment dans son époque, en permettant de suivre en temps réel l’avancée des travaux sur un blog dédié. Et l’humain dans tout ça ? Les organisateurs d’événements auront accès à un interlocuteur unique et une équipe dédiée à chaque projet, capables de répondre aux demandes de disponibilités en moins de 24 heures. Le tout accessible à 90 minutes de Paris grâce à la Ligne à Grande Vitesse (LGV), qui doit ainsi permettre au Centre des Congrès de Rennes Métropole de voir plus loin que le territoire local, en attirant des événements d’ampleur nationale voire internationale.