HOP ! Air France propose plus de vols depuis Clermont Ferrand cet été

Credit : V. Valdois
Credit : V. Valdois

HOP! Air France propose trois lignes saisonnières au départ de Clermont-Ferrand. Jusqu’en septembre/octobre 2016, la compagnie propose des vols sans escale depuis la capitale de l’Auvergne vers Nice, Bastia et Figari.

Les vols sont les suivants :

– Nice, trois vols par semaine, lundi, vendredi et dimanche jusqu’au 28 octobre.

– Bastia et Figari, 1 vol hebdomadaire le samedi jusqu’au 10 septembre.

HOP! Air France continue de proposer au départ de Clermont Ferrant quatre vols quotidiens sur Paris-Orly, 4 vols quotidiens vers Paris CDG ; 2 vols quotidiens vers Lyon et 4 vols par semaine pour Amsterdam.

Qatar Airways va entrer au capital de LATAM Airlines

Qatar Airways entre au capital de LATAM Airlines
Qatar Airways entre au capital de LATAM Airlines

La compagnie qatarie poursuit sa stratégie d’investissement tout en resserrant ses liens avec les compagnies membres de l’alliance oneworld. Après avoir pris une participation de 10% du capital de IAG, la maison mère de British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, Qatar Airways a l’intention d’acquérir jusqu’à 10% de LATAM Airlines, le géant sud-américain né de la fusion des compagnies chilienne LAN et brésilienne TAM. Ce projet, annoncé lors du salon aéronautique de Farnborough par Akbar Al Baker, PDG de Qatar Airways et Enrique Cueto, PDG de LATAM Airlines, prendra la forme d’une augmentation de capital de 613 millions de dollars US. Cette transaction devrait s’achever au quatrième trimestre de cette année.

En tant que compagnie aérienne leader en Amérique du Sud et membre clé de oneworld, ce projet pourrait offrir de futures opportunités pour le développement du réseau mondial de Qatar Airways, aux côtés de nos investissements réussis dans IAG”, a déclaré Akbar Al Baker. Pour sa part, Enrique Cueto, PDG de LATAM Airlines, estime qu’“en plus de renforcer notre situation financière, ce projet nous permet d’envisager de nouvelles opportunités d’accords et de connectivité avec l’Asie et le Moyen-Orient, ainsi que dans d’éventuels autres domaines de coopération.

Crète : Une sérénissime douceur de vivre

Akrotiri
Sur la presqu’île d’Akrotiri, la sublime plage de Stefanou, nichée au fond d’une crique aux eaux turquoise.

Nikos Kazantzakis, le plus grand écrivain né en Crète. En choisissant ce nom pour baptiser son aéroport international plutôt que celui de Venizelos, son illustre homme d’État, Héraklion, la capitale de l’île, a eu une idée fort bienvenue pour la destination. Tout de suite, ça lui donne un côté plus léger ; comme un John Lennon à Liverpool ou un Carlos Jobim à Rio. Plus spirituel aussi, moins “monde en marche” qu’un Charles de Gaulle, un JFK ou précisément un Vénizelos. Bref, ça donne le ton d’une île inspirante qui vit naître les plus grands mythes et les plus belles légendes, celles de Cronos, de Zeus, du roi Minos et du monstrueux Minotaure.

Comme souvent, ces légendes ont un lien avec l’histoire, la vraie, celle de la civilisation minoenne, partie de Crète et qui régna sur les mers du sud de la Méditerranée de –2000 à -1450 avant J.-C. En effet, le roi Minos, qu’il soit fils de Zeus comme le disent les poètes ou plus probablement le premier d’une lignée de monarques ayant régné sur l’île, posa les bases d’une “thalassocratie”, de fait la première grande puissance maritime de l’histoire et qui fut l’égale par son emprise sur la région de l’Égypte du Moyen-Empire. Si redoutée même qu’elle n’avait pas besoin de défendre ses splendides palais de Phaistos, de Malia et, bien sûr, de Knossos dont l’agencement déjà très complexe pour l’époque rappelle que son architecte mythique ne fut autre que Dédale, celui du fameux labyrinthe.

Situé à quelques kilomètres au sud d’Héraklion, le mieux conservé et le plus grand de tous ces lieux de pouvoir et de culte constitue généralement le point de départ des voyages incentive en Crète. Juste après que les groupes ont pris soin d’établir leurs quartiers dans l’un ou l’autre des innombrables resorts qui longent les plages à l’est de la capitale de l’île, depuis Hernonissos jusqu’à la très chic station balnéaire d’Elounda.

la crète, Heraklion, port et forteresse
Comme à Chania et Réthymnon, une imposante forteresse barre l’entrée du port d’Héraklion. Le lourd bastion illustre l’importance stratégique de la Crète pour la République de Venise. Et ce, pendant près de quatre siècles de domination, jusqu’à ce que les Ottomans réussissent à prendre la capitale de l’île en 1669, après un siège de 21 ans.
la crète, monastere d'Arcadi
Haut lieu de la résistance face aux Ottomans, le monastère d’Arkadi, près de Réthymnon, est aussi un chef d’oeuvre de la Renaissance crétoise.
la crète, église de Panagia Kera
À Kritsa, près d’Agios Nikolaos, la minuscule église Panagia Kera semble perdue au milieu des oliviers, mais à l’intérieur, quelle splendeur avec des fresques peintes entre les XIIIe et XVe siècles.

La chute de l’Empire Minoen

La visite du site de Knossos, immanquablement suivie par celle de l’éblouissant musée archéologique d’Héraklion, permet au passage de revisiter un autre grand mythe, celui de l’Atlantide. La civilisation minoenne serait-elle ce monde englouti raconté par Platon dans le Timée ? Possible, puisque cette allégorie pourrait évoquer la brusque chute de l’empire du roi Minos qui s’étiola tout d’un coup, vers – 1 600 av J.-C. De façon moins imagée, un tsunami gigantesque, avec des vagues de plus de 50 m, causé par l’explosion du volcan de l’île de Santorin serait la raison de cette soudaine disparition selon certains spécialistes. Si cette interprétation est contestée, une chose est sûre : cette catastrophe, si elle n’a pas totalement tué l’empire minoen, l’a certainement rendu moins fort, permettant à d’autres civilisations, dorienne et mycénienne, d’émerger à leur tour.

Sortis de leur questionnement sur ce mystère antique, les groupes incentive peuvent alors se consacrer à la Crète d’aujourd’hui, se perdre au coeur des villes à l’urbanisme toujours marqué par des siècles de domination vénitienne, puis d’occupation ottomane.

la crète, Heraklion, loggia venitienne
À Héraklion, la République de Venise a marqué sa présence par d’élégants bâtiments comme la loggia qui abrite aujourd’hui la mairie de la capitale de l’île.

Le centre historique d’Héraklion, limité par la taille, mais couvert de terrasses où s’épanche la douceur de vivre crétoise, est parsemé de beaux témoignages de ce passé vénitien, avec sa mairie hébergée dans l’ancienne loggia, l’élégante fontaine Morosini et son fronton sculpté de nymphes et de tritons, et surtout, défendant le port depuis le début du XVIe siècle, son imposante forteresse vénitienne. Sur sa façade, un lion de Saint-Marc regarde l’île de Dia juste en face, et plus loin toute la Méditerranée. On imagine les bateaux remplis de marchandises arrivant à Candie, l’ancien nom d’Héraklion, place forte du commerce de la république de Venise au sud de la Méditerranée. Aujourd’hui, à côté des vendeurs d’éponge et des pêcheurs qui étendent leurs filets, ce sont les joggeurs qui se sont réapproprié le lieu et abordent à leur façon le régime crétois, suant à grosses gouttes devant les lourds moellons du bastion.

Un autre exemple de la période vénitienne s’étend sur la petite île fortifiée de Spinalonga, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Héraklion. Dernier oripeau de la Sérénissime en Crète, la forteresse a résisté jusqu’en 1715 à l’invasion ottomane. Soit une cinquantaine d’années de plus que Candie, qui pourtant s’était vaillamment défendue et n’était tombée qu’après un siège de vingt et un ans, le plus long de l’histoire et qui mit fin à une domination qui a couru de 1212 à 1669.

En marge de son passé militaire, Spinalonga a connu une nouvelle célébrité grâce au succès du livre de la Britannique Victoria Hislop, L’île des oubliés. Paru en 2005, celui-ci raconte l’histoire de la léproserie qui s’est installée sur l’île après que les Ottomans ont à leur tour été chassés de Crète. Entre 1904 et 1957, les murs du fort ont en effet abrité des malades venus de toute la Grèce. Pas besoin de crécelle pour ces gens qui enduraient ici un double exil, l’abandon de leur corps et le banc de la société. Ils vivaient là, entre eux, leur vie de lépreux, recevant des soins à l’ancienne mosquée transformée en hôpital, cultivant leur lopin de terre, se mariant quelquefois. Avec toujours et pour seul horizon de lourdes murailles.

La Crète, presqu'île d' Akrotiri, monastère d'Agia triada
Ceci n’est pas un boutique hôtel perdu dans la campagne crétoise. Malheureusement d’ailleurs, car il donne envie d’y résider, ce monastère d’Agia Triada campé au milieu de la presqu’île d’Akrotiri, tant il est joliment fleuri, délicieusement agencé par des moines au goût très sûr. Des popes qui ont aussi du savoir-vivre puisqu’ils produisent une huile comptant parmi les meilleures de l’île.
La Crète, presqu'île d' Akrotiri
Des oliviers en veux-tu en voilà, des vignes alignées à flanc de colline, des moutons broutant paisiblement sous l’oeil de leur berger : encadrée de hautes montagnes et de plateaux rocailleux, la Crète présente un théâtre pastoral typiquement méditerranéen.

La Crète, environs de knossosPour apprécier l’atmosphère fantomatique et émouvante de la citadelle aujourd’hui désertée, les groupes incentive peuvent embarquer depuis le port d’Elounda sur des caïques de pécheurs, privatisés pour l’occasion. “En route, un verre de champagne ou d’ouzo leur est proposé, les bateaux s’arrêtant également en pleine mer pour permettre aux participants de piquer une tête dans les eaux turquoise”, décrit Maria Prodromitis, directrice de l’agence réceptive Select Holidays. Pour ceux qui voudraient aller au plus court, la traversée la plus rapide – cinq minutes tout au plus – se fait depuis le petit port de Plaka. En redescendant vers Elounda, une route sinueuse longe la mer, passant devant quelques anciens moulins esseulés. Pourtant, avec le vent qui souffle souvent très fort, tellement que la nature en est toute rabougrie, limitée à quelques touffes éparses de garrigue, on imagine qu’ils ont dû tourner et tourner ces petits moulins ; comme les milliers d’autres installés, non loin de là, sur le plateau de Lassithi et qui ont été remplacés par des éoliennes, à part quelques-uns qui posent encore pour la photo.

Juste après Elounda, les groupes ne manquent pas de s’arrêter en fin de journée à Agios Nikolaos, le Saint-Tropez crétois. En plus de son port et de ses plages, cette station a la particularité de renfermer en son sein le petit lac Voulismeni, attenant à la mer et si profond qu’on le croirait sans fond. Du coup, cela donne d’innombrables terrasses prises d’assaut dès l’heure de l’apéritif, où les visiteurs peuvent s’attabler, qui en bord de mer pour contempler les bateaux de plaisance éparpillés dans le port, qui en bord de lac pour apprécier le bal des petits caïques sous un immense bougainvillier. “C’est un cadre idéal pour des dîners de gala et il nous est arrivé de privatiser tous les restaurants autour du lac pour de grands groupes”, explique Maria Prodromitis. Ce sera alors l’occasion, pour les participants, de pratiquer en toute décontraction les vertus du régime crétois, avant que le dîner ne soit ponctué, comme toujours en Crète, par quelques verres de raki, l’eau-de-vie de vin locale à ne pas confondre avec son homonyme turc, boisson anisée équivalente à l’ouzo grec ou au pastis marseillais.

La Crète, village de Anogia
La Crète n’a pas que ses plages à offrir aux voyageurs. Son relief escarpé recèle de charmants villages de montagne comme Anogia, où la douceur de vivre s’étale en terrasse, à l’ombre des mûriers.
La Crète, Arolithos, village reconstitué
En reconstituant un village crétois comme s’il n’avait pas bougé depuis le début du XXe siècle, Georgis Saloustros a fait d’Arolithos un conservatoire de la tradition artisanale crétoise.
La Crète, Rethymnon, ancienne mosquée
Témoignages de la domination ottomane, des minarets ponctuent l’horizon de Réthymnon. Conversion d’une église vénitienne du XVe siècle, la mosquée Narantzès raconte à sa façon les occupations qui se sont succédé sur l’île.

Arolithos

La tête dans les montagnes

Après ces festivités balnéaires, il est temps de découvrir l’île par son intérieur en empruntant les routes qui tournicotent le long de hauts massifs, ralentissant souvent pour laisser passer un troupeau de chèvres cheminant à son rythme entre les oliviers. Car la Crète, comme la Corse, si elle est bordée de ports de pêche et de plages couleur lagon, a avant tout l’âme montagnarde. Les circuits, qui peuvent se faire en 4×4, partent le plus souvent de Fodele, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Héraklion, village qui a vu naître une des grandes figures de l’île, Domenikos Theotokopoulos, plus connu sous son surnom d’El Greco. Son art singulier du portrait aux visages si allongés, développé à Venise, puis auprès de la cour d’Espagne, doit beaucoup à son apprentissage auprès de Michaïl Damaskinos, maître de l’école crétoise dont les splendides icônes sont exposées dans le centre d’Héraklion dans le très beau musée d’art chrétien, ouvert en 2015 dans l’église Sainte-Catherine du Sinaï.

À la terrasse des Kafeneions

Pour l’heure, les visiteurs ne trouveront au musée de Fodele qu’un intérêt symbolique, avec quelques salles toutes blanches où sont accrochées des copies d’oeuvres du peintre. Reste que le village avec sa petite église, ses petites tavernes au bord d’une paisible rivière offre une halte tout en fraîcheur avant de poursuivre plus au sud vers Axos et surtout Anogia. Situé à 740 mètres d’altitude sur les pentes du mont Psiloritis, ce petit bourg est considéré par beaucoup comme le plus authentique de l’île. Il est vrai que, sur ses places, le rituel est immuable : les hommes tapent le carton à la terrasse ombragée d’un kafeneion – s’ils ne jouent pas de leur komboloi en dégustant un raki –, tandis que les femmes d’un certain âge devisent devant l’église, quand elles ne sont pas occupées à leur broderie, une des spécialités de la région.

Cependant, si Anogia donne un joli aperçu de la vie dans les montagnes crétoises, le village n’a pas pu conserver ses anciennes maisons de pierres, les nazis l’ayant rasé en représailles du rapt d’un général allemand. Pour se faire une idée plus précise de la Crète d’autrefois, il faut se rendre non loin de là à Arolithos, un village reconstitué avec une place recouverte par les ficus benjamina et les caroubiers et des maisons qui rendent compte des habitudes de la vie rurale, où trois générations pouvaient se réunir autour d’un même feu. “Face au flot de la modernité, mon beau-père a décidé au début des années 80 de reconstruire le village de son enfance en allant chercher de vieilles pierres, de vieux objets dans toute la Crète, explique Diane Marty Mercier. Sa volonté était de préserver la culture ancestrale en formant les gens de la région à l’artisanat, au tissage, à la poterie”.

Ouvert aux écoles de la région, Arolithos se dédie aussi au tourisme avec un hôtel de 36 chambres et une capacité d’accueil de plus de 1 200 personnes pour des événements. “On peut organiser un parcours sillonnant le village avec ici des cours de cuisine, là des ateliers de mosaïque, là encore une initiation à la fabrication de komboloi ou à la sculpture des pains traditionnels destinés aux mariages, avant de finir par une fête crétoise animée par des danseurs, poursuit Diane Marty Mercier. Il nous est même arrivé de replonger le village au temps des années 20, avec les artisans en costumes d’époque.

La Crète, chapelle à Fodele
Entourée d’orangers, une église byzantine du XIIIe siècle domine le village de Fodele. À quelques pas de là, la maison natale du Greco rappelle que le peintre, avant de développer son maniérisme si particulier, fut d’abord formé à l’école crétoise de l’icône.
La Crète, La Canée
À Chania, les ruelles étroites du quartier de Topanas, pittoresque en diable, organisent un enchevêtrement de demeures vénitiennes aux balcons de fer forgé et de maisons ottomanes à encorbellements de bois.

Des airs de Venise, des parfums d’Istanbul

Après l’esprit balnéaire et l’âme montagnarde, c’est le charme de l’Orient qui ponctue le voyage en tirant plus à l’ouest, vers Réthymnon et Chania, les deux plus belles villes de Crète où s’empilent façon lego des souvenirs de la domination vénitienne et des traces de l’occupation ottomane. Avec ses ruelles étroites et commerçantes, ses minarets rajoutés aux églises, ses maisons à encorbellement de bois rappelant le vieux Stamboul narré par Gérard de Nerval, le centre de Réthymnon a des airs de grand bazar. Pour sa part, le caractère de Chania, l’ancienne La Canée, est lui plus médiéval avec ses rues bordées de maisons de pierres décorées de balcons en bois et fer forgé.

Comme à Héraklion, ces cités conservent de leur histoire vénitienne de lourds bastions défendant le port où s’alignent aujourd’hui les restaurants de poissons. “À Réthymnon, il est possible de tous les privatiser pour un événement, comme à Agios Nikolaos”, précise Maria Prodromitis. Cependant, plus qu’au port vénitien ou dans le centre historique, la jeunesse préfère égayer ses nuits en emplissant les terrasses des bars branchés installés le long de la promenade qui borde la plage de Réthymnon, commandant le dernier cocktail à la mode ou un café frappé, fumant entre amis un narguilé phosphorescent, très dans le ton de la musique proposé par le DJ de la maison. Une jeunesse peu soucieuse du conflit des nations qui ont fait l’histoire de la ville, oublieuse aussi des effets de la crise ; une jeunesse qui vit comme il se doit l’instant présent, avec une riante intensité qui n’est pas sans rappeler le plus que savoir-vivre du personnage d’Alexis Zorba, dans un perpétuel oui à la vie – “et que la mort crève” – mis en scène Nikos Kazantsakis.

Avec cette succession d’occupations étrangères, on en oublierait presque que la nature du peuple crétois est fière, voire insoumise. C’est aussi cette facette que raconte l’écrivain dans son livre La liberté ou la mort, et qui a notamment pour cadre le monastère d’Arkadi, le haut lieu de la lutte pour l’indépendance de l’île situé à 25 km de Réthymnon. Après la déchéance de la Sérénissime, ce fut au tour de la Sublime Porte de voir son empire coincer à ses jointures, cédant sous les coups de boutoir des ambitions nationales balkaniques. Mais, contrairement à la Grèce qui devint autonome en 1821, la Crète restât dans le giron ottoman et fut agitée presque tous les dix ans par des révoltes qui prirent dans ce monastère un tour dramatique. Réfugiés là et encerclés par les troupes du sultan, 325 rebelles avec femmes et enfants préférèrent se faire sauter avec les réserves de poudre plutôt que de se livrer aux assaillants. Dans le réfectoire, des photos de guerriers crétois, fiers capetans moustachus ou barbus, calotte sur la tête et main au sabre ou au fusil, montrent également cette détermination à faire déguerpir l’envahisseur. Pour leur part, les hirondelles qui investissent le lieu au printemps ne se soucient guère de tous ces héros ; pas plus d’ailleurs qu’elles n’ont de respect pour la sainteté de l’église à la sublime façade renaissance. Elles batifolent autour de l’iconostase, jouent leurs grandes orgues, entonnent de joyeuses litanies à la gloire du chaud soleil revenu. Des colombes sculptées, tenant dans leurs becs de longs bougeoirs, les regardent immobiles, presque choquées par tant d’effronterie.

La Crète, presqu'île de Spinalonga
Sur la route conduisant à l’île de Spinalonga, d’anciens moulins semblent se demander pourquoi on les a abandonnés, tant le vent souffle fort le long de la côte.
La Crète, village de Anogia
Dans chaque village, c’est un art de vivre immuable qui se décline à la terrasse des tavernes. Autour d’un café ou d’un verre de raki, les hommes viennent de discuter de tout et de rien, mais surtout profiter de l’instant présent.

Monastère enchanteur

Après Chania, sur la route conduisant au nord vers la presqu’île d’Akrotiri, le tombeau d’Elefterios Venizelos, le libérateur de l’île, rappelle aussi les moments de ferveur qui ont conduit au rattachement de l’île à la Grèce en 1913. Puis, passé le monument, c’est un paysage apaisé, enchanteur et sauvage, qui accueille le visiteur ; une plaine barrée au loin par des collines donnant à pic sur la mer et d’où s’exhalent des parfums de thym et de sauge parsemant la garrigue locale, la phrygana. Discrètement posé au milieu de la presqu’île, un monastère – celui d’Agia Triada, de la Sainte-Trinité – s’organise autour d’une cour entourée de bâtiments de deux étages accueillant les cellules des moines. Le lieu est délicieux, agrémenté d’un jardin avec d’innombrables bougainvillers et des pots remplis de géraniums et de cactées ; un jardin où tout est si bien aligné, si bien pensé, si sophistiqué qu’on soupçonnerait presque l’higoumène – le supérieur –, s’il n’était d’un abord un peu bourru, d’avoir fait appel à un paysagiste renommé pour donner tant de charme à son monastère.

La Crète, presqu'île d' Akrotiri
Sur la presqu’île d’Akrotiri, la plage de Stavros est célèbre pour avoir vu danser Anthony Quinn, alias Zorba le Grec, sous l’oeil des caméras de Michalis Cacoyannis.

Au centre, la façade de l’église datant de 1632 célèbre le maniérisme italien. Son intérieur, l’air empli d’encens, recèle une multitude d’icônes, tandis qu’un immense lustre remonte vers la coupole d’où un Christ inquisiteur semble vous regarder droit dans les yeux. Mon fils, avez-vous péché ? Oui, Seigneur. Là, à l’instant même, pris d’une folle jalousie vis-à-vis de ces popes qui doivent avoir la vie bien douce dans un si bel endroit. Pris aussi d’un sentiment de joie profonde qui donnerait presque envie d’esquisser quelques pas de danse, de sirtaki pourquoi pas. Après tout, c’est à quelques lieues de là, sur la plage de Stavros, que la danse s’est transformée en mythe sous les pieds d’Anthony Quinn interprétant un Grec du nom de Zorba.

Une riche civilisation cachée derrière les élucubrations d’un archéologue

La CrèteBienheureux temple de Karnak ! Le dieu Amon l’a certainement protégé d’une vraie malédiction… Que serait-il advenu de son envoûtante salle hypostyle si Arthur Evans avait été féru d’égyptologie au lieu d’être le premier spécialiste de la civilisation minoenne ? Elle aurait probablement le même côté péplum que le palais de Cnossos aujourd’hui. Car l’archéologue britannique, un peu à la manière d’un Viollet Le Duc, a imposé sa propre interprétation de ce complexe antique. Pour faire parler ces vieilles pierres et donner à voir la magnificence du palais composé de plus de 1000 pièces, il a décidé de protéger sous des dalles de béton les salles les plus importantes, celle du trône de Minos ou encore les appartements – les megarons – du roi et de la reine. Et, comme les colonnes faites jadis d’un tronc d’arbre avaient disparu, des répliques de ciment peintes les ont remplacés.

Par delà ces errances, à travers les fresques reconstituées et les propylées reconstruits, la visite du palais donne un premier aperçu du degré de raffinement atteint par cette culture qui connut son âge d’or autour de 1700 av. J.-C.. Mais pour en avoir une idée plus claire, et surtout plus authentique, un détour par le musée archéologique d’Héraklion s’impose. Doté depuis 2014 d’une nouvelle scénographie, il atteste du travail minutieux des artistes de l’époque à travers l’exposition de poteries délicatement ornementées et de bijoux finement ciselés. Parmi les pièces maîtresses exposées au rez-de-chaussée, on compte notamment l’anneau de Minos, le disque de Phaistos – sorte de pierre de Rosette locale et qui attend encore son Champollion pour être déchiffrée – et des objets de culte comme ces doubles haches, symboles de la religion locale, ou la “déesse aux serpents” vantant la fertilité. Les nombreuses têtes de taureau illustrent aussi la place centrale de l’animal dans l’imaginaire minoen, au-dessus duquel les jeunes hommes s’amusaient à sauter, comme sur un cheval d’arçon, pour démontrer leur bravoure.

La Crète, Heraklion, musée archéologiqueAu premier étage du musée, de sublimes fresques montrent également le goût très sûr des Minoens en matière de décoration d’intérieur, recouvrant leurs murs de leurs palais de dauphins, de fleurs, d’animaux… Surtout, de nombreuses scènes de vie racontent leur penchant très prononcé pour les fêtes et les banquets cultuels somptuaires. La plus belle de toutes ces oeuvres : la “parisienne”, au visage si fin et au petit nez retroussé qui, plutôt qu’une jolie gourgandine, était plus sûrement une grande prêtresse de l’époque.

À lire dans le dossier : DOSSIER CRÈTE : Une sérénissime douceur de vivre

  • Crète : Une sérénissime douceur de vivre
  • Rencontre : Dimitra Voziki, directrice de l’Office National Hellénique du tourisme à Paris
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Success Story : Mike Larhette, président de Masschallenge

Boston Seaport - Mike LaRhette

Masschallenge, l’accélérateur le plus “start-up friendly” de la planète

« En 2008, mon associé John Harthorne et moi-même avons reçu une bourse de l’État du Massachusetts qui nous missionnait pour créer de l’emploi. Nous avions fondé quinze ans plus tôt une plate-forme afin d’aider les start-up, et notre but était de la repenser et la relancer. C’est ainsi qu’est né Masschallenge, en plein coeur du nouveau quartier de Seaport, véritable aimant d’énergie et de talents, dans un ancien entrepôt portuaire. Le problème rencontré en 2008, c’est que chacun voulait sa part du gâteau. Alors nous avons décidé de créer plus de gâteau. Aujourd’hui, 75 % de notre financement vient d’entreprises privées dont le but est de “sourcer” leurs nouveaux talents et de trouver des start-up leur apportant des solutions. En quoi consiste notre travail ? Conseiller les jeunes entreprises et les accueillir dans nos locaux dans le but de les “accélérer”. Le reste du temps, nous en sélectionnons de nouvelles. Et la tâche est difficile : seules 128 ont été acceptées l’an dernier sur les 2 400 candidates. Depuis sa création, Masschallenge, l’accélérateur le plus ’start-up friendly’ de la planète, a aidé 800 entreprises. Désormais, notre but est de nous développer ailleurs. Nous avons lancé Londres en 2015, Jérusalem, Genève, Zurich et Mexico ce printemps, et nous espérons avoir 12 branches mondiales d’ici 2020. »

Site : masschallenge.org

À lire dans le dossier : DOSSIER BOSTON : Nouvelle-Angleterre, nouvelle donne

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Bleisure à Rockport : Cap sur la pointe

USA MA Rockport
Des demeures cossues perchées en surplomb de l’océan, des cabanes de pêcheurs et le long de la route des églises toutes blanches et dans leur jus : la Nouvelle-Angleterre en version sauvage et accueillante.

Ourlée par les marées, Boston est une ville à l’air vif, iodé, qui invite à l’aventure. La notion d’outdoors, de plein air, s’intègre entièrement à la vie citadine. Il suffit de s’engager sur la highway 93 en direction du nord ou sur les petites routes côtières et sinueuses pour déjà se sentir l’esprit en vacances. En à peine quelques kilomètres. Dès la sortie des faubourgs, les villages de Nouvelle-Angleterre surgissent ; avec leur traditionnelle main street, longue rue principale bordée de maisons de bois et d’églises blanches flanquées du drugstore et de la mairie. Et c’est ainsi qu’on avance, doucement, vers Rockport, tout au bout de Cape Ann, un cap rocheux battu par les vents à moins de 70 kilomètres de Boston.

Chemin faisant, on s’octroie une étape à Salem. Pour le nom surtout, rendu célèbre par une pièce d’Arthur Miller et qui évoque les heures obscures où les puritains du

XVIIe siècle exécutèrent une quinzaine de femmes qu’ils accusaient de sorcellerie. On peut encore voir leurs maisons éclairées par des fenêtres en culs de bouteille. Mais Salem n’a rien de spectaculaire, sinon que c’est là, vraiment, que commence le voyage. Car juste après, les criques de sable beurre frais enserrées de rochers succèdent tout à coup à de denses forêts de pins et d’érables.

USA MA Rockport

USA MA Rockport

La Bretagne Outre-Atlantique

Les paysages deviennent tranchants, minéraux ; les sensations sylvestres et marines à la fois. L’eau aux couleurs éternellement changeantes reste froide toute l’année. On atteint Rockport après avoir traversé Gloucester, ville où l’industrie de la pêche reste encore essentielle. Et puis, tout à coup de longues plages de galets, avec au loin une île, Thacher Island, et les étendues sauvages d’Halibut Point. Et les formidables baleines que l’on va observer à bord de minuscules embarcations. Les côtes, ici, ne sont jamais défigurées par des verrues des années 70, mais rehaussées par de plantureuses maisons datant pour certaines de l’époque Arts & Craft, l’équivalent américain de l’Art Nouveau.

Rockport, c’est vrai, a toujours attiré les artistes, qui se sont installés là au début du XXe siècle. Dans le village lui-même, construit autour du port en 1743, les chevalets se pressent toujours devant l’emblématique garage à bateaux, d’un rouge vif, où pendent des casiers à homards. Une cabane, certes, mais tellement photographiée et peinte que les habitants de Rockport l’ont surnommée “Motif 1”.

Le homard… presque un animal totem. Venir à Rockport sans le déguster serait une hérésie. On le savoure entier, en rolls avec du pain brioché et une pointe de mayonnaise ou en bisque. Et depuis 2005, on peut même l’accompagner d’un verre de vin blanc ou d’une bière. Une extravagance qui n’avait pas eu lieu depuis 1856, lorsque Rockport était devenue l’une des quinze villes “dry” du  Massachusetts. Mais inutile, encore aujourd’hui, de chercher les liquor stores… ils demeurent interdits. Peu importe, l’air vivifiant du large suffit à enivrer.

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Boston : carnet d’adresses

carte boston

CARTE D’IDENTITÉ

Formalités : passeport à lecture optique émis avant le 26 octobre 2005 ou passeport biométrique. Pas de visa. Le formulaire ESTA (Electronic System for Travel Authorization) est à remplir impérativement au plus tard 72 h avant le départ.

Décalage horaire : – 6h.

Indicatif téléphonique : + 1 ; 617 (Boston).

Monnaie : le dollar (USD). 1 euro = 1,11 USD (juin 2016).

S’Y RENDRE

AER LINGUS, la compagnie nationale irlandaise, assure sept liaisons par semaine entre Paris et Boston, via Dublin. Une escale qui a un avantage majeur pour les voyageurs d’affaires : Dublin est le seul aéroport européen doté d’un poste de la douane américaine. On effectue ainsi les formalités d’entrée aux États-Unis tout en douceur, sans stress, ni files d’attente interminables. Et on arrive à Boston frais et dispos, avec pour préoccupation unique de récupérer son bagage. Qui, si l’on voyage en business, arrivera de toute manière en priorité. Mais avant cela, les passagers voyageant en classe Affaires auront pu profiter pendant le vol des sièges inclinables à 180 degrés installés sur les derniers Airbus A330 de la compagnie. Au sol, les passagers business font également l’objet d’une attention particulière, avec un accès aux très beaux lounges Aer Lingus à Dublin et Boston et au salon Icare à Paris CDG. Au départ de Paris, la compagnie propose de nombreux vols en direction de l’Amérique du Nord – New York- JFK, Chicago, Orlando, San Francisco, Toronto – en attendant Los Angeles et Newark.

Tél.: + 353 1 886 8202 Internet : www.aerlingus.com

AIR FRANCE assure deux vols quotidiens directs entre Paris et Boston pendant la saison d’été, l’un effectué en B777-200 et l’autre en Airbus A330-200. Ces appareils disposent tous deux de trois classes eco, premium et business. De plus, Delta Air Lines, partenaire de la compagnie française pour la desserte des États-Unis, propose de son côté un vol quotidien effectué en B767-400 biclasse.

Tél. : 3654 ou +33 (0)892 70 26 54 Internet : www.airfrance.com

AMERICAN AIRLINES assure un vol quotidien entre Paris et Boston pendant la saison d’été. Internet : www.americanairlines.fr

HÔTELS

BATTERY WHARF HOTEL

Ce ravissant établissement a des airs de résidence privée se fondant dans le paysage urbain du quartier portuaire. Membre des Leading Hotels of the World, il ne compte que 150 chambres, ce qui lui confère un caractère intimiste. Et pourtant, le calme qu’il dégage ne l’empêche pas d’être un superbe hôtel d’affaires, offrant parmi les meilleurs espaces de réunions en ville.

3 Battery Wharf • Tél.: +1 617 994 9000 ou 00800 10 10 11 11 (Leading Hotels of the World) • Internet : www.lhw.com ou www.batterywharfhotelboston.com

TAJ BOSTON

À deux pas de Copley Square, le Taj, construit en 1927, a l’élégance d’une auguste townhouse, un luxe empreint d’un grand classicisme entre chandeliers de cristal, oeuvres d’art et mobilier d’époque. 273 chambres, dont 43 suites, et tout ce qu’il faut de ballrooms et de boardrooms pour accueillir des événements chics. Le must : l’afternoon tea dans la French Room, au charme pourtant si british, ou le brunch du dimanche en rooftop avec vue sur le Boston Public Garden.

15 Arlington Street • Tél. : +1 617 536 5700 • Email : taj.boston@tajhotels.com Internet : taj.tajhotels.com

WESTIN COPLEY PLACE

Idéalement situé en plein coeur du Downtown, face à la célèbre Public Library, le Westin propose des tarifs compétitifs. Perchées sur les hauteurs d’une tour, ses 803 chambres offrent pour la plupart de belles vues sur la ville.

10 Huntington Avenue • Tél. : +1 617 262 9600 Email : westincopley@westin.com Internet : www.starwoodhotels.com

THE VERB HOTEL

Séjourner dans l’atmosphère très 50’s d’un ancien motel remis au goût du jour en 2014, avec fauteuils Acapulco, déco pop et ambiance rock n’ roll, c’est possible à Boston. Le voyageur d’affaires en quête d’originalité ne devra surtout pas s’effrayer des prix… un rien disproportionnés.

1271 Boylston Street • Tél.: +1 617 566 4500 • Email : info@theverbhotel.com Internet : www.theverbhotel.com

CHARLES HOTEL

Le Charles
Le Charles, une valeur sûre de Cambridge, à proximité de Harvard et du cluster high-tech de Kendall Square.

De la famille Clinton au Dalai Lama en passant par les célébrités de passage à Boston, tous ont pu apprécier l’atmosphère du Charles Hotel. Donnant sur Harvard Square, l’établissement, membre de Preferred Hotels, cultive un esprit intellectuel et arty avec une foule d’oeuvres contemporaines. Bien dans son temps, le Charles héberge également chaque été un farmer’s market. 295 chambres, dont 46 suites.

1 Bennett Street. Cambridge • Tél. : +1 617 864 1200 • Internet : www.charleshotel.com ou preferredhotels.com

Autres grands hôtels d’affaires

LIBERTY HOTEL BOSTON215 Charles Street • Tél. : +1 617 224 4000 • Internet : www.starwoodhotels.com

HYATT REGENCY BOSTON1 Avenue de Lafayette • Tél.: +1 617 912 1234 • Internet : regencyboston.hyatt.com

INTERCONTINENTAL BOSTON510 Atlantic Avenue • Tél. : +1 617 217 5030 • Email : icboston@ihg.com Internet : www.intercontinentalboston.com

L'interContinental
Face au quartier de Seaport, l’InterContinental déploie son sens de l’élégance sur le waterfront de Boston.

THE RITZ-CARLTON BOSTON10 Avery Street • Tél.: +1 617 574 7100 Internet : www.ritzcarlton.com

Hôtels budget

ALOFT BOSTON SEAPORT

Aloft Seaport
Une enseigne jeune pour un quartier en devenir : le Aloft Seaport s’intègre parfaitement dans son environnement.

Parmi les tout nouveaux venus sur la scène hôtelière bostonienne, le Aloft a vu le jour cet hiver, face au Convention Center. Son concept design à petits prix en fait une parfaite option pour les voyageurs quand les affaires les portent vers… Seaport.

401-403 D Street • Tél. : +1 617 530 1600 Internet : www.aloftbostonseaport.com

RESTAURANTS

BAR BOULUD

Bar boulud
Le Bar Boulud, un bistrot chic aux influences françaises conçu par le chef star Daniel Boulud.

Ce restaurant de l’empire Daniel Boulud, le chef français qui fait courir toute l’Amérique, joue sur un concept chic et décontracté. Ouvert sur rue, mais attenant au sublime hôtel Mandarin Oriental, il mêle clientèle de passage et habitués du quartier. Les uns et les autres viennent siroter d’extravagants cocktails au mezcal fumé et épicé ou déguster quelques traditions bien hexagonales comme les gougères ou le coq au vin. Pour le voyageur d’affaires français, cette table est une vraie ambassade. Ce qui n’empêche pas la créativité : tajine de moules, fish & chips de haddock, Saint-Jacques à l’orange et aux amandes, spaghetti au citron et palourdes… Directement de la mer aux assiettes.

At Mandarin Oriental Boston, 776 Boylston Street • Tél. : +1 617 535 8800 Internet : www.barboulud.com/boston/

BAMBARA

De loin les meilleurs lobster rolls de Boston, fameux sandwichs au homard ici servis en miniature, fondants, sur de délicieux pains briochés. Même chose pour les crabcakes, autre grande spécialité locale. Le tout s’accompagne de cocktails inventifs, comme le Basil Fen, à base de basilic, citron et prosecco, ou bien le Tea Party, au gin et thé Earl Grey. Le cadre, entièrement rénové, s’agrémente de belles interprétations graphiques du quartier de Harvard Square et du MIT. Dans ce restaurant de l’hôtel Marlowe, les allergiques au gluten pourront se régaler de quelques plats préparés tout spécialement pour eux.

25 Edwin H. Land Blvd., Cambridge. Tél. : +1 617 868 4444 • Internet : www.bambara-cambridge.com ou www.hotelmarlowe.com

CATALYST

L’ambiance hip de cette table au concept “farm to table” ravit l’intelligentsia de Cambridge qui vient ici se nourrir d’une substantifique moelle complètement bio. Au menu, une cuisine américaine revisitée qui fait la part belle aux coquilles Saint-Jacques, au foie gras et aux légumes anciens.

300 Technology Square, Cambridge. Tél. : +1 617 576 3000 Email : info@catalystrestaurant.com Internet : www.catalystrestaurant.com

ROW 34

Dans le cadre très new-yorkais de ce gastro-pub ouvert récemment, on déguste huîtres et homards pêchés du matin. La clientèle d’affaires en quête de bons produits de la mer afflue. Car ici, pas de chichis : les mets iodés s’accompagnent d’un bon bock de bière droit sorti des microbrasseries de la région. 383 Congress Street • Tél. : +1 617 553 5900 • Internet : row34.com

TORO

Dans le quartier montant de South End qui regorge d’adresses trendy – Oiishi ou Myers + Chang pour l’Asie, B&G Oysters ou Mike’s City Diner pour le côté local – Toro joue la carte hispanique avec des tapas réalisées par les chefs Ken Oringer et Jamie Bissonnette.

1704 Washington St. • Tél. : +1 617 536 4300 • Internet : www.toro-restaurant.com

RENSEIGNEMENTS

OFFICE DE TOURISME DU MASSACHUSETTSTél. : 01 44 77 88 06 • Email : bostonusa@ecltd.com • Internet : www.visitmass.fr

BUSINESS FRANCE BOSTON50 Milk street – 16th floor Tél.: +1 617 398 2416 Email : boston@businessfrance.fr Internet : www.businessfrance.fr

FRENCH-AMERICAN CHAMBER OF COMMERCE185 Alewife Brook Pkwy #413, Cambridge • Tél.: +1 617 520 2121 Email : contact@faccne.org Internet : www.faccne.org

GREATER BOSTON CHAMBER OF COMMERCE265 Franklin Street, 12th Floor Tél. : +1 617 227 4500 Email : jsullivan@bostonchamber.com Internet : bostonchamber.com

CENTRES DE CONGRÈS

MASSACHUSETTS CONVENTION CENTER AUTHORITY415 Summer Street • Tél. : +1 617 954 2000 • Email : info@massconvention.com • Internet : massconvention.com

COWORKING

DISTRICT HALL75 Northern Avenue. Tél. : +1 617 982 3213 Internet : www.innovationdistrict.org

CIC CAMBRIDGEOne Broadway, 14th floor. Cambridge. Tél. : +1 617 758 4100 • Internet : cic.us

GUIDES PRATIQUES

BOSTON CARTOVILLE, Gallimard (2015). BOSTON en quelques jours, Lonely Planet (2015). ETATS-UNIS Côte Est et Sud, Guides Bleus Hachette (2013). BOSTON, Wallpaper, Phaïdon City Guide (2013).

EDWARD M. KENNEDY INSTITUTE For The United States Senate

Edward M. Kennedy Institute
Les coulisses du Sénat américain dévoilées à l’Edward M. Kennedy Institute.

Ouvert en mars 2015 et créé à la demande d’Edward Kennedy, le frère de JFK, ce centre dédié à la démocratie abrite une réplique à l’identique du Sénat américain. Objectif : éduquer jeunes et moins jeunes sur le fonctionnement des institutions américaines à travers des visites interactives. Afin de stimuler l’implication citoyenne, des débats “comme au Sénat” permettent à chacun de prendre la parole sur un projet de loi actuel, les réformes sur l’immigration ou la santé par exemple. En cette période de campagne présidentielle, les avancées de chaque parti et de chaque candidat sont quotidiennement consignées sur un mur dédié. Les fans de House of Cards ou, pour les plus anciens, de Mr. Smith au Sénat seront aux anges.

210 Morrissey Boulevard – Columbia Point, Boston • Tél.: +1 617 740 7000 Email : info@emkinstitute.org • Internet : www.emkinstitute.org

À lire dans le dossier : DOSSIER BOSTON : Nouvelle-Angleterre, nouvelle donne

  • Seaport : Boston sur mer
  • L’esprit des lieux selon Keith Lockhart
  • Hôtellerie: Luxe intemporel et grandes nouveautés
  • Success Story : Nicolas Schmidt, « product manager Healthcare Solutions » pour Withings
  • Boston : L’avenir d’une tradition
  • Bleisure à Rockport : Cap sur la pointe
  • Boston : carnet d’adresses
  • Success Story : Mike Larhette, président de Masschallenge

Fofly : la peur en avion a aussi son appli

30% des voyageurs seraient angoissés en avion
Le site peurdelavion.fr lance son « appli » Fofly (DR)

Quoi de pire, à l’heure de décoller pour une réunion hautement stratégique, de se découvrir une peur panique… de l’avion ? Un véritable calvaire plus ou moins prononcé, plus ou moins assumé par les voyageurs d’affaires, et contre lequel la volonté ou l’habitude ne suffisent pas toujours. Une nouvelle application mobile entend donc relever le défi de l’aérodromophobie, ou du moins de rassurer un peu ces nombreux businessmen nomades qui souffrent d’une peur de l’avion.

Disponible gratuitement sur smartphone et tablette – à la fois sur l’Apple store et sur Google Play – l’application Fofly entend répondre aux différentes étapes de la peur, avec des cours axés sur le décollage, l’atterrissage, les zones de turbulence, mais aussi en amont du déplacement avec la rubrique « à la maison ».

L’application propose notamment un exercice de respiration basé sur la cohérence cardiaque, pour faire baisser l’anxiété une fois à bord de l’appareil. Le site peurdelavion.fr, à l’origine de l’application, s’est également tourné vers des experts des différents champs d’action concernés. Le nouvel outil intègre ainsi des informations techniques fournies par un pilote de ligne, ainsi que des explications psychologiques délivrées par un spécialiste en thérapies comportementalistes et cognitives (TCC). Objectif : cerner la phobie de l’avion pour mieux la combattre. Enfin, quatre musiques de relaxation ont également été composées spécialement pour l’application Fofly…

Le site www.peurdelavion.fr, qui organise depuis maintenant quatre ans des stages réalisés sur site ou à distance, estime que “30 % de la population éprouve, à des degrés divers, une angoisse ou une « peur » de l’avion”.