Campanile s’ouvre à la Chine


Le Campanile Shanghai Bund

L’arrivée en Chine de l’enseigne économique Campanile était dans les cartons depuis un temps déjà, prévue même dès le rachat de Louvre Hotels Group par Jin Jiang International il y a un an. “Les équipes de Jin Jiang nous l’ont dit dès le début, rappelle Pierre-Frédéric Roulot, CEO de Louvre Hotels Group. Ils adorent Campanile, c’est pour eux un concept très innovant et dont la touche française répond parfaitement aux attentes d’une clientèle chinoise nouvelle, émergente et porteuse.” Cette entrée sur le marché chinois est désormais chose faite avec l’inauguration, le 15 octobre dernier, d’un hôtel à Shanghai, à dix minutes à pied du Bund.

Espace Le ComptoirEspace Le Comptoir
Espace Le Comptoir

Pour ce faire, es équipes de Campanile et de Jin Jiang ont travaillé de concert pour adapter le concept né en France aux attentes de la clientèle locale, non sans incarner la “french touch” à travers une offre de restauration conçue comme un pont culturel. Dans ses valises, Campanile a également emporté à Shanghai ses nouveaux lieux de vie Le Comptoir. “Ce vaste espace déstructuré, articulé autour d’un bar central iconique est appelé à devenir un lieu de convivialité et d’échanges pour nos clients chinois”, annonce Pierre-Frédéric Roulot.

Cette ouverture est le premier d’une longue série, si l’on en croit les projets du groupe. Quatre établissements, actuellement en projet, devraient ouvrir courant 2017. Et à l’ horizon 2020, Campanile devrait disposer de 250 hôtels à travers la Chine. Soit un rythme de 1,5 nouvel établissement par semaine pendant quatre ans.

Japon : carnet d’adresses

CARTE D’IDENTITÉ

Formalités

Le visa n’est pas nécessaire pour un séjour de moins de 90 jours.

Indicatif téléphonique

00 81 + indicatif de la ville + numéro.

Décalage horaire

+ 7 heures en été et + 8 heures en hiver.

Monnaie

Le yen (JPY). 1 euro = 113 JPY (août 2016).

Meilleure saison

Préférer les intersaisons. L’été étant chaud et humide, l’atmosphère tokyo devient alors vite insupportable.

SE RENSEIGNER

Office national du tourisme japonais

4, rue Vendatour. 75 001 Paris. Tél. : 01 42 96 20 29

Email : info@tourisme-japon.fr Internet : www.tourisme-japon.fr

S’Y RENDRE

ALL NIPPON AIRWAYS (ANA),

membre de Star Alliance, assure un vol quotidien entre Paris CDG et Tokyo Haneda sur Dreamliner. En Business Class, la configuration de sièges 1-2-1 disposés en quinconce assure l’intimité et le confort des voyageurs. Le fauteuil se convertit en un lit parfaitement plat avec, pour la nuit, une couette ultra légère et un pyjama fournis gracieusement. En Premium Economy, les passagers bénéficient des vins et des desserts servis en classe affaires. En classe économique, en configuration 3-3-3, l’espacement entre les rangées a été amélioré et va maintenant jusqu’à près de 90 cm. Les fauteuils sont munis d’un repose-jambes et d’un appui-tête réglable. Dans toutes les classes, chaque siège est équipé d’un port USB et d’un écran interactif de 27 cm. 390 programmes de divertissements sont proposés, en plus du WiFi payant pour toutes les classes et même… une messagerie interne lorsqu’on veut converser avec un autre passager. En outre, à Paris comme à Tokyo, le passager Premium dispose d’un comptoir d’enregistrement dédié et d’un accès gracieux aux salons Business.

Tél. : 01 53 83 52 44 ou 0820 803 212 Email : anares@ana.co.jp Internet : www.ana.fr

AIR FRANCE propose 17 vols par semaine vers Tokyo, avec un vol par jour vers Tokyo Narita et 10 dessertes hebdomadaires de l’aéroport d’Haneda.

Tél. : 3654 ou +33 (0) 892 70 26 54 Internet : www.airfrance.com

TOKYO

HÔTELS

THE PRINCE PARK TOWER

Le Prince Park Tower conjugue salons au style japonais et confort à l’occidentale.Le Prince Park Tower conjugue salons au style japonais et confort à l’occidentale.
Le Prince Park Tower conjugue salons au style japonais et confort à l’occidentale.

C’est un hôtel de ville sans chichi, ni pompon ; un établissement qui va à l’essentiel. Ce qui ne l’empêche pas de présenter ça et là des éléments d’architecture et de décoration tout à fait japonais, donc d’une simplicité aussi extrême que sophistiquée. C’est le cas notamment dans l’un de ses restaurants servant un petit déjeuner traditionnel, où les serveuses en kimono s’activent à chaque table devant une myriade de petits bols, soucoupes et autres contenants de porcelaine fine. Pour autant, les palais occidentaux encore peu habitués aux poissons du matin opteront pour une salle plus appropriée à leur goût, au 32e étage. Ils profiteront en bonus d’une vue exceptionnelle sur le Shiba Park qui s’étend aux pieds de la tour, ainsi que sur l’un des monuments iconiques de la ville, la Tokyo Tower, qui ressemble, en moins aboutie toutefois, à notre tour Eiffel. Les chambres ? Cela dépend des goûts et des budgets. Il y en a 603 au total, qui vont des suites panoramiques jusqu’aux espaces de pur style japonais, avec tatamis et jardin privé, en passant par des chambres standards dotées de balcons. Côté réunions, les possibilités sont infinies avec 17 salles au total, depuis la salle privée à l’executive floor jusqu’à la salle de congrès acceptant jusqu’à 3 000 personnes. 10 restaurants et bars, piscine, bain japonais, spa et fitness, bowling.

4-8-1, Shibakoen, Minato-Ku Tél. : +81 3 5400 1111 • Internet : www.princehotels.co.jp/parktower ou preferredhotels.com

MANDARIN ORIENTAL

Chic épuré et quintessence de l’hospitalité asiatique au Mandarin Oriental Tokyo.Chic épuré et quintessence de l’hospitalité asiatique au Mandarin Oriental Tokyo.
Chic épuré et quintessence de l’hospitalité asiatique au Mandarin Oriental Tokyo.

Mieux placé ? Impossible, puisqu’implanté dans le quartier de Nihonbashi, le centre historique de Tokyo, à proximité des boutiques de luxe, du grand magasin Mitsukoshi ainsi que du centre artisanal et commercial de Coredo-Muromachi. Au coeur de la vie, donc ! Le Mandarin Oriental Tokyo ne déroge pas à la règle, et comme tous les Mandarin du monde, se situe entre le bijou de joaillier et la robe de couturier. Hébergé au sommet de la Nihonbashi Mitsui Tower, il propose 178 chambres et suites, toutes extrêmement luxueuses, toutes réparties entre les 30e et 36e étages, donc toutes avec une vue exceptionnelle sur la capitale japonaise, depuis les jardins du palais impérial jusqu’à la Tokyo Skytree. Maintes fois primé, l’hôtel offre pas moins de 10 restaurants et bars, dont le restaurant français Signature, étoilé au Michelin. 14 salles de réunions, de 8 à 500 personnes.

2-1-1, Nihonbashi Muromachi, Chuo-Ku Tél. : + 81 3 3270 8800 • Email : motyo-reservations@mohg.com Internet : mandarinoriental.com/tokyo

CENTRE ARTISANAL

COREDO MUROMACHI

On fera d’une pierre deux coups, si ce n’est trois et même quatre, en visitant ce Coredo Muromachi. Situé dans le centre historique de Tokyo et réparti dans plusieurs buildings, ce complexe commercial et artisanal est d’un genre tout à fait nouveau puisqu’il propose une visite interactive à la découverte du meilleur de la culture, de la gastronomie et de l’artisanat nippon. Des tours sont organisés qui, dégustations à l’appui, présentent les spécialités des régions du pays. On peut aussi assister à des danses traditionnelles de geisha, s’exercer à l’art de revêtir un kimono, fabriquer des origamis, déguster des produits régionaux ou participer à une cérémonie du thé.

Centre d’information Nihonbashi. Coredo Muromachi. 1 B1, 2-2-1 Nihonbashi Muromachi, Chuo-Ku, Tokyo • Tél. : +81 3 3242 0010 • Facebook : www.facebook.com/nihonbashi.information Internet : www.nihonbashi-info.jp/ omotenashi/en

JARDIN

HAPPO-EN

En plein Tokyo, le jardin Happo-En dessine en miniature une nature idéale, interprétée avec un exquis raffinement.En plein Tokyo, le jardin Happo-En dessine en miniature une nature idéale, interprétée avec un exquis raffinement.
En plein Tokyo, le jardin Happo-En dessine en miniature une nature idéale, interprétée avec un exquis raffinement.

On le sait, les Japonais sont fous de jardins, aussi bien lorsqu’ils sont dessinés dans un dépouillement minéral ou beaucoup plus compliqués, dans le style “japonais”, comme il convient de le qualifier. Ils les aiment dans les quatre saisons, pourvu qu’ils soient apprivoisés, soignés jusqu’au maniérisme et chargés de symboles. Le jardin Happo-En est de ceux-là, et sans aucun doute l’un des plus beaux de Tokyo. Des ponts japonais, une pièce d’eau – vrai paradis des carpes koïs –, des espaces vides et des kiosques pour la méditation, une maison de thé où l’on initie l’étranger à la cérémonie éponyme, une bambouseraie et un restaurant, unique en son genre puisqu’enfoui dans la verdure et construit d’après le modèle d’une maison de thé de style Sukiya. Les groupes corporate apprécieront son pavillon privatisable pouvant recevoir jusqu’à 400 personnes.

1-1-1 Shirokanedai, Minatoku. Tél. : +81 3 3443 3111 Internet : www.happo-en.com

KANAZAWA

HÔTEL

NIKKO KANAZAWA

À Kanazawa, l’hôtel Nikko évoque la modernité dans une ville qui laisse à voir un Japon intemporel.À Kanazawa, l’hôtel Nikko évoque la modernité dans une ville qui laisse à voir un Japon intemporel.
À Kanazawa, l’hôtel Nikko évoque la modernité dans une ville qui laisse à voir un Japon intemporel.

Immanquable Hotel Nikko puisqu’il élève ses 30 étages juste en face de la gare. Le lobby, à lui tout seul, annonce la philosophie de l’établissement : japonaise, mais pas trop ; occidentale, mais pas trop non plus. Des fleurs donc, beaucoup de fleurs, le délicieux bruissement d’une fontaine, un escalier à vis hollywoodien, des colonnades, des fauteuils clubs, de profonds canapés posés sur d’épais tapis et une multitude de recoins où l’on peut se poser un instant, bien à l’écart de l’agitation qui règne ordinairement dans les grands hôtels. On l’aura compris, le Nikko Kanazawa n’a rien d’un établissement boutique, et du même coup convient parfaitement aux exigences d’un groupe corporate. Les 254 chambres, toutes très spacieuses, donnent soit sur la mer, soit sur la ville. Elles jouent autour d’une même partition, décorées dans un style alliant à la fois le goût occidental et le raffinement japonais. Idem pour les huit restaurants, bars et lounges, sauf évidemment le restaurant japonais, qui préfère aligner force tatamis dans une totale sobriété. Et pareil encore pour les salles de réunions ainsi que la salle de banquets qui peut accueillir jusqu’à 1 000 personnes.

2-15-1, Honmachi. • Tél. : +81 76 234 1111 • Internet : www.hnkanazawa.jp

CITY TOUR À PIED

Tout ce qu’il y a de remarquable à Kanazawa est concentré dans le même périmètre. Voici les incontournables : le jardin Kenrokuen, le château de Kanazawa, le quartier de résidence des samouraïs avec la visite de la maison Nomura-ke, mais aussi le quartier des geishas et des artisans d’art, le marché central où se vendent des tonnes de poissons, ainsi que le remarquable musée d’art contemporain du XXIe siècle.

YAMANAKA ONSEN

HÔTELS ET BAINS

Le onsen, un élément clé de la culture japonaise. Et très égalitaire, puisque tout le monde y est nu.Le onsen, un élément clé de la culture japonaise. Et très égalitaire, puisque tout le monde y est nu.
Le onsen, un élément clé de la culture japonaise. Et très égalitaire, puisque tout le monde y est nu.

À une heure de route de Kanazawa, la charmante bourgade de Yamanaka Onsen, station thermale ayant plus de 1 300 ans d’histoire, est spécialisée dans les bains d’eau chaude, presque brûlante même puisque directement venue des profondeurs de la terre. Elle propose un hébergement complet jouant sur toute la gamme hôtelière : du très grand chic au plus familial. Tout d’abord, accroché à la colline, il y a le Kayotei, un hôtel construit dans la plus pure des traditions ; très sophistiqué, très réservé, proposant une dizaine de chambres ultra dépouillées. Des tatamis donc, une table basse et rien d’autre, à part un joli bassin privé d’eau très chaude. Les puristes y préféreront le bain collectif, à la Japonaise donc, posé à l’extérieur. Le soir, dans une absolue discrétion, le personnel déroule les futons pour transformer la pièce en chambre à coucher. Plongé en pleine nature, le silence est olympien. Un tout petit peu moins haut de gamme et principalement fréquenté par des Japonais, le Shirasagiyo Tawaraya propose, outre une cinquantaine de chambres, des bains collectifs aussi bien intérieurs qu’extérieurs et paysagés, comme de coutume. Avec le bruissement de la rivière qui court juste en dessous, l’effet relaxant est garanti. Enfin, les plus aventureux des participants à une opération corporate se rendront carrément aux bains municipaux qui trônent sur la place du village. Le vrai Japon est là, jeunes et vieux en tenue d’Adam avant le péché, à barboter dans de l’eau à plus de 40°. Inoubliable.

Kayotei. Ho-20, 1chome Higashi-machi, Yamanaka-Onsen. Tél. : +81 761 78 1410 • Internet : www.kayotei.jp

Shirasagiyu Tawaraya. 2-He-1, Yamanaka Onsen Higashimachi • Tél : +81 761 78 1321 • Email : tawaraya@angel.ocn.ne.jp Internet : www.tawaraya.co.jp

Bains publics Kiku-no-yu. Re-1 Yamanaka Onsen Yunodemachi • Tél : +81 761 78 4026 • Internet : yamanaka-spa.or.jp

KYOTO

HÔTELS

THE RITZ CARLTON

Une chose est sûre, on n’a économisé ni le talent ni l’argent pour bâtir cet hôtel-là. Il est tout simplement superbe ! Du sol au plafond, du lobby aux chambres, des lounges aux restaurants, de la piscine aux jardins zen… tout est épuré, dessiné, précis, pensé. On pourrait chercher pendant des heures le détail qui cloche qu’on ne trouverait rien. Ni dans les matériaux – du bois essentiellement –, ni dans les couleurs – des bruns sombres, des terres cuites et des beiges qui parachèvent l’élégance du lieu –, pas même dans la vaisselle, à tomber, fabriquée par les meilleurs artisans de la ville. Les deux restaurants de l’établissement, qu’ils soient japonais ou italien, sont évidemment à la hauteur et comptent parmi ce qui se fait de mieux à Kyoto. Reste le bar qui, outre ses cocktails multicolores et autres alcools de grandes marques, propose pas moins de 400 vins fins. Avec cela, on est paré pour arpenter les rues de la vieille ville. 134 chambres, dont 17 suites et deux chambres à tatami, une fabuleuse piscine, un fitness, quatre salles de banquets ou de réunions et une pâtisserie hors de prix… mais française !

Kamogawa Nijo-Ohashi Hotori, Nakagyo-Ku • Tél. : +81 75 746 5555 Internet : www.ritzcarlton.com/Kyoto

GION HATANAKA

Un petit chemin, un escalier maladroit, des pierres plates, des hauts murs et au fond de l’impasse… une merveille de petit hôtel occupant une maison traditionnelle. Alors, c’est tatamis, accueil en kimono, chaussures laissées comme il se doit à l’entrée des chambres, bains thermaux collectifs et salle de banquet avec soirée en compagnie de maikos, puisque c’est ainsi qu’on appelle les geishas à Kyoto. L’annexe de Gion Hatanaka, à deux pas du bâtiment principal, propose pour sa part des appartements tout aussi traditionnels, au luxe évidemment très dépouillé, certains agrémentés d’un minuscule et charmant jardin japonais. Les chambres sont toutefois dotées d’un lit à l’occidentale. C’est ici l’occasion de vivre comme les Kyotoïtes, à profiter des ruelles bourrées de charme de la vieille ville, à jouir des silences matinaux, où même les vieilles dames en kimono chuchotent dans les ruelles de peur de réveiller leurs voisins. Tellement bien élevé…

505 Gionmachi Minamigawa, Higashiyama- ku • Tél. : + 81 75 541 5315 Email : kyoto@thehatanaka.co.jp Internet : www.thehatanaka.co.jp

ARTISANS D’ART

À Kyoto, un musée est consacré aux ouvrages minutieux d’artisans mondialement reconnus.À Kyoto, un musée est consacré aux ouvrages minutieux d’artisans mondialement reconnus.
À Kyoto, un musée est consacré aux ouvrages minutieux d’artisans mondialement reconnus.

Les artisans mondialement reconnus sont innombrables à Kyoto. On peut les voir à l’oeuvre un peu partout. Ils sont tisserands, laqueurs, peintres, potiers, décorateurs ou fabricants d’ombrelles et font le bonheur des visiteurs dans leurs boutiques réparties un peu partout dans la vieille ville. Pour un panorama complet de leur production, on n’hésitera à pousser la porte du musée consacré à leur art.

Musée de l’Artisanat Traditionnel de Kyoto BIF Miyakomesse, 9-1, Okazaki Seishoji-cho, Sakyo-ku • Tél. : +81 75 762 2670 • Internet : www.kyotoartisans.jp

MAIKOS

Le Gion Hatanaka organise le soir des dîners pantagruéliques en compagnie de maikos. Ces apprenties geikos – comme on appelle les geishas à Kyoto – font démonstration de leur art aussi mystérieux que sophistiqué. La première partie du spectacle est réservée à la danse et à la musique, la seconde est nettement plus débridée et consiste en des jeux entre les demoiselles et les convives où le perdant doit siffler aussi vite que possible un grand verre de bière. D’ailleurs, les menus précisent que “l’on peut boire autant qu’on peut”. C’est dire !

Tél. : +81 75 541 5315 • Email : Kyoto@thehatanaka.co.jp

MÉDITATION ZEN

Le révérend Takafumi Kawakami est moine. Ce qui ne l’empêche pas, lorsqu’il ne reçoit pas à domicile de s’en aller de temps à autres dans les Silicon Valley du monde entier pour redonner un rien d’esprit de groupe à des tempéraments par trop individualistes. Dans son temple un peu à l’écart de Kyoto, le moine propose des leçons de méditation aux groupes corporate et, plus généralement à qui le souhaite. Une vraie prise de conscience de l’existence de l’autre et de l’empathie au service des entreprises. Pour une expérience plus complète, le monastère a ouvert un hôtel. Très zen lui aussi.

Temple Shunko-in. 42 Myoshinji-cho, Hanazono, Ukyo-ku • Tél. : +81 75 462 5488 • Email : rev.taka.kawakami@gmail.com • Internet : www.shunkoin.com

NARA

HOTEL

NARA HOTEL

Le Nara Hotel, le charme à l’Européenne, très dans le ton de l’ère Meiji, d’un établissement chargé d’histoire.Le Nara Hotel, le charme à l’Européenne, très dans le ton de l’ère Meiji, d’un établissement chargé d’histoire.
Le Nara Hotel, le charme à l’Européenne, très dans le ton de l’ère Meiji, d’un établissement chargé d’histoire.

L’hôtel Nara ? C’est, avant et par-dessus tout, une atmosphère. Celle des grands hôtels du monde, des lieux chargés d’histoire, bourrés d’âme et d’anecdotes. Il a été inauguré en 1909 et, depuis, a reçu une bonne partie de ce qui se fait de plus noble ou de plus célèbre dans le monde. À tout seigneur tout honneur, à commencer par l’Empereur et l’Impératrice du Japon. Mais aussi et sans chronologie, Pu Yi, le dernier empereur de Chine, le Dalaï-Lama, Albert Einstein, Charles Lindberg, Charlie Chaplin, Audrey Hepburn ou Marlon Brando… Il y a donc ici quelque chose de situé entre l’esprit des Années folles et les dessins d’Hergé. Un escalier monumental dans le hall d’accueil, des plafonds en caissons, des cheminées, des verrières et des paravents, des dîners français depuis l’ouverture de l’hôtel, en plus d’un parc gigantesque qui s’écoule en pente douce jusque sur les bords d’un lac. Au calme, le Nara Hotel est situé en plein coeur de cette ville jardin, là où l’histoire du Japon a véritablement commencé. 127 chambres, deux restaurants, sept salles de réunions.

1096, Takabatake-cho • Tél. : +81 742 26 3300 • Internet : www.narahotel.co.jp

TEMPLE

TEMPLE JIKÔ-IN

Le jardin zen du temple Jikô-In, avec ses buissons taiLe jardin zen du temple Jikô-In, avec ses buissons tai
Le jardin zen du temple Jikô-In, avec ses buissons tai

Dans les environs de Nara – ce qui permet de jeter un oeil sur la campagne japonaise, il est vrai assez urbanisée –, Jôkun Ozeki et son épouse Miho reçoivent en leur temple, sanglés dans de très élégants kimonos, des groupes pouvant aller jusqu’à 200 personnes. À l’écart du monde, le lieu, splendide, aligne tatami sur tatami et module l’espace à l’aide de traditionnelles cloisons de papiers. Et puis… il donne sur un jardin zen qui n’a pas bougé depuis 350 ans. Jôha Ozeki se fait un plaisir d’expliquer les fondamentaux du jardin, laissant à son épouse le soin de superviser le bon fonctionnement d’un déjeuner zen, végétarien donc et d’une beauté époustouflante.

865 Koizumi-cho, Yamato Kôriyama-shi • Tél. : + 81 743 53 3004

GUIDES PRATIQUES

Japon, Bibliothèque du voyageur (Gallimard), Tokyo Cartoville (Gallimard), Japon, guide Evasion (Hachette), Le Routard (Hachette), Le Petit Fûté.

A lire aussi dans ce dossier :Japon : art de vivre, art majeur.

Lisbonne : la culture de l’événement

DR
Lisbonne : les atouts d’une capitale, le charme d’une destination resort

Cap au Sud-Ouest de l’Europe pour partir à la découverte de Lisbonne, où l’été joue les prolongations une majeure partie de l’année. Baignée de soleil et les pieds dans l’eau, la capitale portugaise bénéficie d’arguments naturels pour proposer un décor idéal aux organisateurs de meetings et d’opérations incentive. La réputation des sept collines ou de la rivière Tage n’est plus à faire. Et pourtant, Lisbonne fait encore figure de destination alternative, “tendance”, auprès du grand public mais surtout des entreprises.

Et si l’argument esthétique n’était pas suffisant, la capitale portugaise peut se prévaloir d’avantages pratiques, à l’image de cet aéroport situé à quelques minutes du centre-ville. Un atout supplémentaire pour simplifier la vie des participants venus du monde entier assister à des événements MICE, grâce au réseau international de l’aéroport Humberto Delgado.

Entre histoire et modernité, Lisbonne ne cesse d'étoffer son catalogue MICE
Entre histoire et modernité, Lisbonne ne cesse d’étoffer son catalogue MICE

Cette proximité, on la retrouve également dans des destinations atypiques comme ce village de Sintra classé au patrimoine mondial par l’UNESCO, le littoral de Cascais, ou le Parc naturel de l’Arrábida : des sites d’exception aisément accessibles depuis Lisbonne. C’est là tout le charme de la destination lisboète, capable de concilier le charme d’un centre urbain historique et les atouts d’une destination “resort”. En somme : une capitale en bord de mer, qui ouvre un vaste champ des possibles aux organisateurs d’événements MICE.

lisbonne-lxdayview18Du séminaire farniente sur la plage aux opérations incentive sur l’océan, en passant par l’après-midi shopping, la soirée gastronomique ou le tournoi de golf : tout est permis pour organiser un événement original qui fera date. La “Côte des golfs” de Lisbonne s’est même vue remettre en 2016 le titre de « Destination golf européenne de l’année » par la prestigieuse IAGTO (International Golf Tour Operators Association). Preuve s’il en fallait que les parcours d’Oitavos, de Praia del Rey, ou de l’Estoril Golf Club peuvent accueillir les plus grands champions, mais aussi les événements d’entreprise.

DR
Palácio Nacional da Ajuda

Lisbonne continue d’ailleurs d’enrichir son catalogue, afin d’attirer toujours plus d’entreprises. Cette année aura ainsi vu les tours Amoreiras inaugurer leur nouveau rooftop  “Amoreiras 360”, pour mieux apprécier le panorama lisboète tout en prenant de la hauteur, en attendant la nouvelle plateforme dont va se doter le fameux pont du 25 avril à l’occasion de son cinquantenaire, perchée à 70 mètres au-dessus de la rivière Tage. Mais s’il est un secteur où la capitale portugaise excelle, et ce depuis des siècles, c’est bien évidement dans le domaine culturel. Le nouveau musée dédié aux Grandes découvertes perpétue cette tradition, tout comme le Musée de l’Art, de l’Architecture et de la Technologie (MAAT), installé depuis peu dans le quartier de Belém : autant de nouvelles options pour des événements alliant culture et originalité, héritage et modernité.

Plus de renseignements disponibles sur le site du Lisboa Convention Bureau

Congrès : un secteur toujours aussi porteur

Les palais des congrès, au même titre que les grandes institutions métropolitaines, font figure d’exemple en matière d’architecture contemporaine. Ils osent, affrontent la controverse pour ne pas dire l’adversité. Pour bien souvent finir par emporter tous les suffrages.
Les palais des congrès, au même titre que les grandes institutions métropolitaines, font figure d’exemple en matière d’architecture contemporaine. Ils osent, affrontent la controverse pour ne pas dire l’adversité. Pour bien souvent finir par emporter tous les suffrages.

D’après le classement de l’International Convention and Congress Association (ICCA), qui fait référence, la France s’affiche comme le cinquième pays ayant accueilli le plus d’événements internationaux en 2015, avec 522 congrès recensés. L’Hexagone arrive derrière les États-Unis (925), l’Allemagne (667), le Royaume-Uni (522) et l’Espagne (572).

La concurrence ne cesse cependant de s’intensifier et la compétition de se durcir. Ainsi Paris, avec 186 manifestations internationales en 2015, a perdu son leadership mondial au profit de Berlin. Bon point néanmoins, la capitale française garde la pole position en nombre de participants avec 761 435 congressistes (+ 9,6 % par rapport à 2014) répartis sur 1 004 événements. Stimulés par l’accueil de la COP 21 qui a réuni en fin d’année plus de 37 800 personnes, les congrès liés à l’écologie ont connu une progression notable, représentant 6 % des manifestations.

PARIS – Le parc des Expositions de la porte de Versailles a entrepris un ambitieux plan de modernisation avec en point d’orgue, le futur plus grand centre des congrès d’Europe.
PARIS – Le parc des Expositions de la porte de Versailles a entrepris un ambitieux plan de modernisation avec en point d’orgue, le futur plus grand centre des congrès d’Europe.

Le secteur reste donc un des points forts du tourisme parisien, avec des retombées économiques pour la ville et sa région estimées à 1,19 milliard d’euros en 2015, en progression de +7,5 %. Cette manne n’est pas prête de se tarir, d’autant que “les attentats n’ont pas porté préjudice aux signatures de contrats”, affirme Cécile Mairaville, directrice congrès de l’Office du tourisme et des congrès de Paris (OTCP). Parmi les plus marquants, la Professional Lighting Design Association se réunira à Paris en octobre 2017 – avec 1 700 participants inscrits – et en septembre 2018 se tiendra le congrès de l’EADV (European Academy of Dermatology and Venereology), rassemblant près de 8 000 personnes. “Bien sûr, après les événements, nous avons eu des appels de la part de clients internationaux qui s’informaient sur les moyens de sécurité mis en place… Pour certaines candidatures, nous proposons aux organisateurs de visiter notre PC sécurité afin de les rassurer. Mais Paris fait toujours rêver et le marché des congrès se porte bien”. Une tendance confirmée par Pablo Nakhle-Cerruti, directeur délégué Viparis. “Nous n’avons ressenti aucun impact sur la tenue des manifestations. Côté sécurité, nous sommes en lien permanent avec l’État et la préfecture de Police, surtout lorsqu’il s’agit d’événements de grande envergure”.

Des mesures supplémentaires ont en outre été mises en place sur l’ensemble des sites du groupe Viparis (Paris Expo Porte de Versailles, Paris Le Bourget, Paris Nord Villepinte, Espace Champeret, Palais des congrès d’Issy, Carrousel du Louvre, espace Grande Arche et l’Hôtel Salomon de Rothschild). Ces mesures consistent à l’ouverture des entrées uniquement nécessaires à un accueil correct des participants, au contrôle renforcé des véhicules – la circulation sur les sites étant strictement réservée aux véhicules autorisés –, mais aussi au passage obligatoire des piétons au détecteur de métaux et à la fouille au corps….

DISNEYLAND – Le parc à thèmes a revu cette année son offre événementielle avec un nouveau nom, Disney Business Solutions, et une signature pleine de promesses : “turn your events into emotion”.
DISNEYLAND – Le parc à thèmes a revu cette année son offre événementielle avec un nouveau nom,

Disney Business Solutions, et une signature pleine de promesses : “turn your events into emotion”.

Le groupe Comexposium, l’un des leaders mondiaux de l’organisation d’événements, a également renforcé les contrôles de sécurité. Désormais, toutes les personnes entrant ou sortant sur un site lors du montage et du démontage de la manifestation doivent être accréditées et dotées d’un badge avec photo. De plus, lors de la manifestation, des physionomistes sont placés à l’entrée et à l’intérieur des halls. Enfin, toute personne qui entre est systématiquement fouillée et les sacs, qui ne doivent pas dépasser la taille d’un bagage cabine, sont inspectés. “Notre expertise nous a permis d’être hyper réactifs dès le lendemain des attentats, puisque nous avions deux grandes manifestations programmées”, précise Renaud Hamaïde, directeur général de Comexposium qui organise plus de 170 événements dans le monde, dont 87 sur le sol français. À son actif notamment, des manifestations telles que le salon de l’agriculture, le Sial (salon international de l’alimentation), la foire de Paris ou encore le salon mondial du tourisme.

Malgré les sombres soubresauts de la géopolitique mondiale, par delà la morosité économique, le dynamisme de la capitale française ne connaît pas de pause. D’autant qu’en avril 2018 ouvrira le plus grand centre de congrès européen, le Paris Convention Center, futur nouveau centre de congrès du Parc des expositions de la Porte de Versailles. “C’est l’outil qui manquait à Paris pour accueillir des congrès de grande envergure ! Il proposera une salle plénière de 5 200 places, une cinquantaine de salles de réunions et 50 000 m2 de surfaces d’exposition. Ce centre répond aux attentes des organisateurs, c’est-à-dire avoir un même site permettant à la fois de réunir, d’exposer, mais aussi de restaurer et d’héberger les participants. À ce titre, le Paris Convention Center est situé à 20 minutes à pied de près de 12 000 chambres”, commente Pablo Nakhle-Cerruti. C’est l’association européenne pour l’étude du foie qui aura l’honneur d’inaugurer le lieu, en réunissant durant cinq jours 11 000 hépatologues et pros de la médecine du monde entier. Puis, en juin de la même année, ce sera au tour de la rencontre annuelle de l’International Society for Magnetic Resonance in Medicine (ISMRM).

De la même manière que la Porte de Versailles, les parcs d’attractions franciliens jouent aussi la carte du tout-en-un, en particulier Disneyland Resort Paris, qui se pose actuellement comme le plus grand centre de congrès d’Europe avec deux centres offrant 19 300 m2 d’espaces modulables, 95 salles de réunions de 10 à 4 000 personnes, un amphithéâtre de 570 places, 8 200 chambres, 58 restaurants et, bien sûr, deux parcs à thème ! Dans le même ordre d’idée, le parc Astérix propose lui aussi une belle offre avec une structure modulable de 2 100 m2, deux amphithéâtres de 375 et 550 places, un restaurant d’une capacité de 500 couverts, un parc d’attractions en pleine nature privatisable partiellement ou totalement, en plus d’un hôtel trois étoiles disposant de 100 chambres et de quatre salles de réunions.

LILLE – Le Lille’s Convention Bureau fédère les énergies des acteurs locaux pour faire de la métropole, idéalement située au coeur de l’Europe, une destination clé des congrès en France et au-delà.
LILLE – Le Lille’s Convention Bureau fédère les énergies des acteurs locaux pour faire de la métropole,

idéalement située au coeur de l’Europe, une destination clé des congrès en France et au-delà.

RENFORCER L’ATTRACTIVITÉ

Si l’offre est déjà de qualité, Paris et sa région ont signé une charte avec les différents acteurs du secteur – 17 groupes hôteliers, la ville de Paris, la CCIP, l’OTCP, l’UNIMEV – pour être encore plus compétitifs et soutenir l’accueil des grands congrès, ceux dont la jauge est supérieure à 1 000 congressistes. Destiné aux organisateurs de manifestations, ce document engage notamment les groupes hôteliers signataires sur une tarification prévisible, des conditions fixes de vente et de relâche des chambres,

en plus d’engagements de qualité. De son côté, la ville de Paris propose aux organisateurs un dispositif personnalisé avec des messages de bienvenue, le pavoisement de certaines avenues… Pour leur part, la CCI de Paris et l’OTCP promettent un bon déroulement de la manifestation, depuis la phase de candidature jusqu’à l’accueil des participants. En outre, l’OTCP porte les candidatures françaises et internationales, puis accompagne les associations à chaque étape de leurs congrès.

LYON – En attendant la future cité de la gastronomie, l’ouverture en 2014 du musée des confluences a déjà renforcé l’attractivité de la ville.
LYON – En attendant la future cité de la gastronomie, l’ouverture en 2014 du musée des confluences a déjà renforcé l’attractivité de la ville.

Si Paris travaille à encore renforcer son attractivité, dans d’autres villes françaises, les acteurs du marché se mobilisent également afin d’attirer les congressistes. C’est le cas de Lyon qui a lancé la Lyon Welcome Attitude, un service mobilisant toutes les énergies de la ville. “Nous accompagnons les congressistes de A à Z, dit Valérie Ducaud, directrice du bureau des congrès. Par exemple, nous plaçons dans la ville une signalétique aux couleurs de la manifestation. Une moquette rouge peut être installée, conduisant de la descente du train jusqu’à l’arrêt du tramway qui relie le centre de congrès. Des hôtesses d’accueil attendent également les participants à la gare ou à l’aéroport.

Les efforts pour rendre la cité lyonnaise toujours plus séduisante portent leurs fruits. En 2015, le nombre de journées congressistes a pratiquement été multiplié par deux par rapport à 2014. “On a développé toute une gamme de services, en particulier en été où nous avons de plus en plus de congrès, avec des navettes en circulation, des stations de taxis à proximité de la manifestation, des packs découverte de la ville…”, décrit Valérie Ducaud. Fin 2017, l’ouverture du centre de convention de la future Cité de la gastronomie contribuera à renforcer le dynamisme de Lyon, tout comme l’a fait en 2014 l’ouverture du musée des Confluences.

Autre exemple de cette volonté de développer un secteur porteur, celui de Lille. Huitième ville française au classement ICCA, la cité s’est dotée d’un département des congrès, le Lille’s Convention Bureau. Ce dernier est à l’entière disposition des meetings planners ; il les aide gratuitement dans l’organisation de leur événement, et surtout les conseille. Aussi, dans le cadre d’un congrès, il se charge de réaliser le dossier de candidature, de le présenter et de le soutenir. Il est vrai que la ville possède de solides atouts : une situation géographique idéale, au coeur de l’Europe et à une heure de Paris en train, avec une bonne desserte aérienne, ferroviaire et routière, mais aussi un parc hôtelier de 8 200 chambres, dont 50 % sont accessibles à pied depuis le palais des congrès. Lors de l’assemblée générale 2016 du Nord France Convention Bureau, Luc Doublet, le président, a d’ailleurs rappelé que “le tourisme d’affaires est l’affaire de tous, qu’il est un enjeu d’attractivité de nos territoires… Depuis un peu plus de cinq ans, l’équipe oeuvre à structurer, à fédérer et à faire rayonner cette filière des congrès et des réunions professionnelles, son objectif étant d’inscrire la région Hauts-de-France comme destination avérée du tourisme d’affaires”. Les congrès reçus dans la région sont à 80 % liés à son expertise économique et scientifique et à ses pôles de compétitivité.

La mobilisation est identique à Bordeaux, qui a lancé en septembre 2015 Bordeaux Events, une marque dédiée à son pôle accueil d’événements. La ville affiche ainsi sa détermination à se positionner parmi les destinations de congrès incontournables. Lequel lancement s’est accompagné par la mise en place d’une nouvelle offre commerciale, d’une communication offensive et d’un renforcement des équipes. Les grands projets tels que le stade Matmut Atlantique, l’ouverture en 2017 d’une ligne à grande vitesse mettant la ville à deux heures de Paris, ou encore l’inauguration de la Cité du Vin, n’ont fait qu’accroître son attractivité. Résultat : un cru 2015 exceptionnel avec 361 manifestations et plus d’un million de personnes reçues pour un chiffre d’affaires de plus de 29 millions d’euros, soit +6,2 % par rapport à 2014. Parmi les événements majeurs, le 22e Congrès international des transports intelligents (ITS World Congress) a rassemblé 13 000 participants venus du monde entier. Classée par l’ICCA quatrième ville de France pour l’accueil des congrès internationaux, Bordeaux compte gravir encore une marche grâce à la modernisation du parc des expositions de Bordeaux-Lac. La fin d’année 2018 verra ainsi l’ouverture d’un nouveau hall d’expositions et de congrès pouvant accueillir jusqu’à 6 000 personnes.

BORDEAUX – Bientôt reliée à Paris par une ligne TGV, la ville a de grandes ambitions pour son nouveau pôle événements Bordeaux Events avec un nouveau hall d’exposition en préparation.
BORDEAUX – Bientôt reliée à Paris par une ligne TGV, la ville a de grandes ambitions pour son nouveau pôle événements Bordeaux Events avec un nouveau hall d’exposition en préparation.
AVIGNON – Être reçu comme des papes. Nulle part plus qu’à Avignon, cette expression prend tout son sens. En plus de ses 16 salles, le centre de congrès offre un cadre unique, classé à l’Unesco.
AVIGNON – Être reçu comme des papes. Nulle part plus qu’à Avignon, cette expression prend tout son sens. En plus de ses 16 salles, le centre de congrès offre un cadre unique, classé à l’Unesco.

INVESTISSEMENTS HIGH-TECH

Cette mobilisation pour attirer la clientèle affaires n’est pas l’apanage des grandes métropoles. À Poitiers, l’agence touristique de la Vienne a créé en 2014 le Club Tourisme d’Affaires au Pays du Futuroscope. Sa mission est de fédérer les acteurs du secteur afin d’augmenter la visibilité de la destination grâce à un site web dédié et à diverses actions de communication. “Les entreprises viennent rarement à Poitiers pour le Futuroscope, mais pour sa situation géographique centrale : axe Paris-Bordeaux et axe Nord-Ouest- Bretagne”, décrit Yann Decker, président du Club. À Nantes, autre destination du Grand Ouest, le centre de congrès La Cité a investi dans les nouvelles technologies : projecteurs à LED, nouveau système de sonorisation haut de gamme… “Nous investissons régulièrement dans la modernisation de nos équipements afin de rester compétitifs, affirme Éric Montant, directeur développement. Ainsi, il y a deux ans, nous avons refait notre auditorium et, cette année, nous avons multiplié par deux la capacité du WiFi… En outre, nous travaillons avec une agence de design pour tout ce qui concerne l’accueil et la façon de recevoir nos clients à travers des espaces de détente et d’échanges…” Idéalement situé, à deux pas de la gare, le centre de congrès peut recevoir jusqu’à 4 000 personnes. Là encore, des partenariats ont été passés avec les acteurs du secteur afin d’offrir un accueil pertinent aux événements. La ville s’appuie aussi sur ses pôles de compétitivité – vétérinaire, numérique, développement durable – pour séduire les congressistes.

NANTES – En plein centre-ville, le centre des congrès La Cité mise sur les nouvelles technologies, investissant cette année dans le doublement de la capacité de son offre WiFi.
NANTES – En plein centre-ville, le centre des congrès La Cité mise sur les nouvelles technologies, investissant cette année dans le doublement de la capacité de son offre WiFi.

APÉRITIF OFFERT

Le vent du tourisme d’affaires souffle aussi du côté des villes du Sud de la France. Ainsi Avignon a-t-il entièrement rénové le Parc Expo qui dispose aujourd’hui de 12 espaces modulables de plain-pied, parmi lesquels une salle de congrès de 920 places. Autre exemple, à Montpellier où la CCI a adhéré au Bureau des congrès créé par l’office de tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole. Ce partenariat a permis notamment la mise en ligne d’un nouvel outil – congres.montpellier.fr – intégrant une géolocalisation dédiée aux commerçants et aux professionnels du tourisme. Par ce biais, les partenaires ont connaissance du calendrier des manifestations. Ainsi ils peuvent proposer une offre commerciale aux congressistes, par exemple une réduction exceptionnelle sur un cocktail, un apéritif offert ou une dégustation gratuite… Ce service fait partie du concept Pack Accueil Congrès lancé il y a trois ans et qui mobilise divers acteurs comme l’aéroport de Montpellier, Air France ou encore Hérault Tourisme. Jean-Marie Sevestre, premier vice-président en charge du tourisme urbain à la CCI n’exclut en effet pas “qu’à moyen terme, les offres se diversifient avec des packs originaux comme des ’dîners et spectacle’…”

MONTPELLIER – Profiter de quatre lieux de taille différente – le Corum-Palais des Congrès, l’Arena, le parc des expositions et le Zénith – permet à la destination d’accueillir tous types d’événements.
MONTPELLIER – Profiter de quatre lieux de taille différente – le Corum-Palais des Congrès, l’Arena, le parc des expositions et le Zénith – permet à la destination d’accueillir tous types d’événements.

Dans l’optique d’attirer de nouveaux congrès, Montpellier est allée encore plus loin dans ces actions. En 2015, le bureau des congrès de l’office du tourisme de la ville s’est associé avec celui de Toulouse, SO Toulouse Convention Bureau, afin de développer ensemble des synergies entre territoires voisins. De son côté, Toulouse a multiplié les actions commerciales, non seulement au travers de partenariats, mais aussi par une présence renforcée lors des manifestations professionnelles en France et à l’étranger. Au total, en 2015, So Toulouse Convention Bureau a traité 645 dossiers, dont 221 congrès. Mieux, elle a été la partenaire fondatrice d’un événement majeur, celui de la première édition française du congrès EmTech France, consacré aux technologies émergentes, et qui s’est tenu en décembre 2015. Pour mener à bien ce projet, le bureau des congrès a fédéré plusieurs acteurs comme la région Midi-Pyrénées et Toulouse Métropole ainsi que des entreprises comme EDF, Orange, Véolia ou Airbus.

De la même manière, les villes de taille moyenne misent de plus en plus sur les événements pour dynamiser leur économie. Ouvert en 2014 et proposant 1 000 m2 d’espaces modulables et 10 salles de réunions de 18 à 106 places, le centre des congrès de Troyes s’inscrit pleinement dans la stratégie globale de développement du département de l’Aube, à côté de la recherche et de l’enseignement supérieur. Extension tout en bois, verre et aluminium de l’Hôtel du département, l’espace dispose d’un auditorium de 800 places offrant une acoustique idéale, puisque le lieu héberge aussi l’orchestre philharmonique de l’Aube. Autre petit plus : le champagne offert pour tout événement organisé au centre de congrès, les caves de Champagne étant partenaires du lieu. Un argument de ventes prestigieux pour conclure en beauté les événements.

À lire dans le dossier : DOSSIER : Enquête Congrès

  • Congrès : un secteur toujours aussi porteur
  • Rencontre : Florence Jullian, directrice commerciale d’Avignon congrès palais des papes / parc expo
  • Rencontre : Cédric Fiolet, directeur général de Montpellier Events
  • Rencontre : Nicolas Dupeux, directeur de Business Solutions Disneyland Paris

Florence Bourgeois : révélatrice de talents

© Paris Photo, Jérémie Bouillon, 2015.
Florence Bourgeois, Directrice du salon Paris Photo © Paris Photo, Jérémie Bouillon, 2015

« J’ai eu la chance d’avoir été élevée dans le goût du voyage par mes parents qui tenaient à ce que nous soyons curieux et confrontés à d’autres environnements. Mon père était un passionné de déserts, il en appréciait l’immensité, la sérénité et l’authenticité. Il nous a fait découvrir l’Afrique du Nord, l’Algérie en particulier, jusqu’à Tamanrasset. Nous allions à la rencontre des tribus touarègues. Et dormions souvent sous les étoiles, car papa avait même aménagé un lit sur le toit de sa Toyota ! Avec mes parents et mes frères, nous avons également parcouru les parcs nationaux des États-Unis. Le voyage est donc ancré en moi et c’est ce que j’ai absolument voulu transmettre à mes enfants : leur donner la curiosité de découvrir de nouveaux horizons, cultures et modes de vie. C’est l’une de mes priorités éducatives que de les emmener voir l’ailleurs.

Quand j’ai commencé à travailler après mes études, j’ai fait un stage de trois mois au Panama ; j’avais une vingtaine d’années et j’étais en immersion totale, sans connaître personne, vivant dans une famille panaméenne. Étant assez débrouillarde, je n’ai jamais eu peur. La curiosité et l’autonomie m’ont permis de découvrir les beautés naturelles du pays. Quelque temps plus tard, j’ai fait un autre stage de deux mois en Israël et je n’ai pas hésité à me rendre dans le Sinaï, même si c’était un peu risqué. J’ai toujours eu cette soif de découvrir des lieux chargés d’histoire et de culture, d’être au plus près de la vie quotidienne des populations locales.

Avec tous les miens, nous avons voulu connaître des horizons plus lointains, surtout en croisière parce que j’aime la mer. Nous sommes allés cinq fois en Polynésie, dans les Grenadines et les îles Vierges britanniques. Sur les océans, on est complètement déconnecté, en harmonie avec une nature brute et foisonnante. On découvre l’authenticité des peuples rencontrés. Et on peut faire un repas complet à base de noix de coco !

Pendant les dernières vacances de Noël, je suis partie avec mes quatre enfants en Australie. Mais, en raison d’une météo exécrable sur la Grande Barrière de corail, j’ai du annuler ce programme et nous avons mis le cap sur l’Outback, le cœur rouge du continent, où vivent les Aborigènes. Les paysages sont arides, la montagne sacrée d’Uluru impressionnante. Nous sommes descendus jusqu’à Kangaroo Island pour admirer la faune locale. Nous n’avions pas d’hôtels réservés, alors une nuit nous avons dormi dans la voiture, mais nous avons tous aimé ce côté road-trip. L’important dans un voyage, c’est de partager, de s’évader, de se retrouver face à des situations inhabituelles… ainsi, tous ces souvenirs que l’on se crée, hors de la routine habituelle, restent gravés en nous à jamais.

J’aime beaucoup être dans les aéroports, c’est toujours une promesse de découvertes

Ma terre de prédilection, c’est la Bretagne, c’est mon ancrage, à la fois mon berceau et mon refuge ; l’endroit où nous nous retrouvons en famille et avec nos amis. Le climat y est sain, et j’y fais des cures de poissons et de crustacés ! Et beaucoup de bateau, de Belle-Île à Hoëdic ou dans le golfe du Morbihan. C’est toujours un prétexte pour retrouver des amis, marcher et se baigner dans une eau vivifiante !

J’ai beaucoup voyagé professionnellement, en particulier dans le cadre de mon activité dans le milieu de l’art. J’ai visité les foires d’art autour du monde, pour découvrir de nouvelles galeries. Je me suis aussi rendue dans des endroits qui me fascinaient… Comme l’île de Naoshima au Japon qui héberge plusieurs musées d’art contemporain, où l’on retrouve à la fois l’harmonie, la paix, la mer toujours, la beauté des œuvres in situ, la communion avec la nature. La sobriété et le bon goût sont de mise, les bâtiments réalisés par l’architecte Tadao Ando sont d’une grande sobriété de lignes, et leur orientation permet de contempler le coucher du soleil sur la mer. Sur l’île voisine de Teshima, j’ai ressenti une émotion considérable devant une autre architecture en béton, le Teshima Art Museum, en forme de goutte d’eau, qui accueille l’œuvre unique Matrix de l’artiste japonais Rei Naito, minimale et puissante.

Il y a quelques semaines, depuis Arles où je me suis rendue pour les formidables Rencontres de la Photographie, j’ai passé le week-end dans le Midi parce que j’avais à cœur de découvrir des lieux déjà iconiques de cette région. J’ai notamment été à la Fondation Bernar Venet, petit coin de paradis mêlant art minimal et conceptuel, et chez Jean-Gabriel Mitterrand, au Muy, où la garrigue dévoile des sculptures monumentales comme celle de Franck Sobrino, totalement en symbiose avec la nature. J’ai terminé au château La Coste, endroit sublime au milieu des  vignes, où chaque œuvre d’art trouve sa place, dans un paysage merveilleusement reposant, avec, en point d’orgue, au sommet de la promenade, la chapelle de Tadao Ando et la croix en verre rouge de Murano de Jean-Michel Othoniel. J’y ai vécu des moments magiques et d’une grande quiétude. »

SES DATES-CLÉS :

  • 1987 : séjour de 3 mois au Panama
  • 1997 : entrée chez LVMH, direction du Contrôle de gestion international
  • 2006 : diplômée de l’École du Louvre et d’une licence en Histoire de l’art à la Sorbonne
  • 2012 : directrice générale du PAD Paris et PAD London
  • 2014 : directrice de Paris Photo
Paris Photo, 20e édition. 180 galeries et éditeurs qui représentent un panorama le plus complet possible du paysage de la photographie, de ses origines à nos jours. Une grande exposition The Pencil of Culture, retraçant 10 ans d’acquisition du Cabinet de la Photographie du Centre Pompidou, de Richard Avedon à Marc Riboud en passant par Valérie Belin ou Andreas Gursky. Également des conversations et des rencontres, des signatures d’artistes.

Du 10 au 13 novembre. Grand Palais. Avenue Winston Churchill, 75008 Paris. parisphoto.com

Achat généraux : optimiser les dépenses via la Carte Procurement

Carte Procurement
Achat généraux : optimiser les dépenses via la Carte Procurement

Pilotage des budgets, visibilité en temps réel des dépenses, optimisation des commandes : les avantages de la Carte d’Achat/Carte Procurement s’étendent à tous les secteurs.

Grandes multinationales ou PME : quelle que soit leur taille, les entreprises sont confrontées à un même enjeu : la gestion des achats de biens et services non stratégiques. Ces dépenses englobent entre autres les fournitures de bureau, le matériel informatique, la maintenance, les dépenses de communication ou encore des services comme la restauration collective. Soit autant de commandes et factures fréquentes qui engendrent des coûts administratifs souvent supérieurs au montant de la transaction si elles ne sont pas gérées efficacement. Dès lors, les entreprises ont pour volonté de réduire sensiblement leur coût de traitement.

La Carte Procurement proposée par BNP Paribas est une solution parfaitement adaptée à cet objectif. D’abord parce qu’elle permet d’accélérer les paiements auprès des fournisseurs à travers une délégation des approvisionnements qui responsabilise les collaborateurs, la solution pouvant par exemple faire l’objet d’un bridage sur certaines activités ou sur certains pays. Ensuite parce qu’à ce gain de temps très important, la Carte Procurement dispose d’atouts supplémentaires, à savoir une optimisation de la trésorerie, un reporting détaillé, mais aussi un processus d’achats sécurisé.

Quels sont les avantages de la Carte Procurement ?

– Sa simplicité d’utilisation et le règlement immédiat des commandes. Acceptée par l’ensemble des commerçants via le réseau d’acceptation Visa, la carte permet de régler instantanément une commande par téléphone ou sur internet, garantissant un règlement quasi immédiat des fournisseurs. Ce qui est un point important lors des négociations avec ces derniers.

Une amélioration du besoin en fonds de roulement. L’entreprise peut bénéficier de différés de paiement à fin de mois +10 jours ou +30 jours, voire plus…

Une autonomie certaine laissée aux utilisateurs. La Carte Procurement permet de déléguer très simplement les achats tout en sécurisant l’entreprise à travers la mise en place de restrictions d’utilisation, par exemple avec la fixation en amont de plafonds de dépenses par code d’activité, par pays, par commande ou encore par période.

Un vrai gain de temps. Le suivi des dépenses en est simplifié via un relevé d’opérations intégrant des données précises sur les dépenses. Ce qui réduit d’autant le temps nécessaire au traitement des factures.

Parmi les utilisateurs de cette solution, l’État, les établissements publics, les collectivités locales, les hôpitaux ont adopté la Carte d’Achat – aussi appelée Carte Procurement – pour simplifier et optimiser les processus de commande et de facturation. Aujourd’hui, les services publics règlent par ce biais plus de 650 000 transactions par an selon la Direction des Achats de l’Etat. Mais, à côté du secteur public, de nombreuses entreprises privées ont déployé cette solution afin d’optimiser la gestion de leurs achats et de réduire le processus interne de validation.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Une banque leader à l’échelle européenne

Leader en France sur le marché des cartes commerciales, BNP Paribas accompagne plus de la moitié des entreprises du CAC 40.

BNP Paribas est la seule banque européenne continentale à proposer une offre complète de cartes commerciales multidevises répondant à l’ensemble des besoins des entreprises privées et / ou publiques.

BNP Paribas a été désigné “Meilleure banque au monde” et “Meilleure banque en France” pour l’année 2016 par Euromoney, publication financière de renommée internationale.

Une offre complète et des solutions incontournables

Dans un contexte de suivi des dépenses et de réduction des coûts, BNP Paribas offre des solutions sécurisées et adaptées aux paiements du voyage d’affaires. Ces solutions de paiement constituent un véritable atout pour négocier les conditions avec les fournisseurs.

La gamme proposée par BNP Paribas répond aux besoins des grandes entreprises comme des PME, mais également aux attentes des agences de voyages et des plates-formes de réservation hôtelière.

Une expertise technologique et humaine

BNP Paribas a mis en place des solutions intégrées avec les principaux HBT et hubs de paiement du marché, que ce soit dans le cadre des voyages d’affaires ou loisirs.

Quelle que soit la carte utilisée, les dépenses sont consolidées dans une même base de données. Ce qui apporte à l’entreprise contrôle, suivi, reporting et traçabilité.

Enfin, BNP Paribas dispose d’un autre atout majeur avec une équipe d’experts pour accompagner les entreprises dans la définition et la mise en place de leurs projets cartes, de l’étude des besoins jusqu’aux suivis des premières transactions.

Témoignage : Sébastien Bozek, Administrateur ministériel de la Carte d’Achat au Ministère de la Défense

Sebastien Bozek
Si, au début, ce sont surtout les secteurs des fournitures de bureau et des consommables informatiques qui étaient dans la ligne de mire de l’utilisation de la Carte d’Achat, le ministère de la Défense cherche aujourd’hui à développer son utilisation sur l’ensemble de ses besoins. Qu’il s’agisse de fournitures, comme les équipements de protection individuelle, ou de services à l’image de la formation, ou encore des prestations de restauration, la Carte d’Achat fait l’objet d’une réflexion poussée dans le cadre de chaque marché public.

LE CAHIER MOBILITY MANAGEMENT BNP PARIBAS EN FLIPBOOK

À lire dans le dossier : CAHIER MOBILITY MANAGEMENT : BNP PARIBAS

  • Édito : solutions intelligentes et services à valeur ajoutée
  • Voyages d’affaires : des solutions de paiement sur mesure
  • Agences de voyages : les bénéfices bien réels de la Carte Virtuelle
  • Achat généraux : optimiser les dépenses via la Carte Procurement
  • Une banque au service de ses clients : 3 questions à Laurent Sautré

Une banque au service de ses clients : 3 questions à Laurent Sautré

Laurent Sautre

3 QUESTIONS À…

Laurent Sautré,Responsable Commercial et Implémentation Cartes Entreprises de BNP Paribas

CARTES CORPORATE, VOYAGE, VIRTUELLE, MICE : UNE PALETTE DE SOLUTIONS UNIQUE EN EUROPE

Comment les solutions de paiement de BNP Paribas permettent-elles aux entreprises de s’adapter à l’évolution des déplacements professionnels ?

L. S. — À l’écoute de ses clients, BNP Paribas a su rapidement adapter sa gamme de cartes commerciales en faisant évoluer ses solutions en fonction du marché. Cela s’est traduit par exemple par l’élargissement de notre offre de Carte Virtuelle au niveau européen pour répondre aux besoins de réservation et de paiement des billets d’avions low cost et des hôtels. Fin 2016, notre proposition intégrera huit devises afin de diminuer les frais de change de nos clients. Par ailleurs, nous lançons notre propre solution de carte logée avec Visa, la Carte Voyage, permettant à nos clients de disposer d’une palette unique en Europe de moyens de paiement associés aux voyages avec les cartes Corporate, Voyage, Virtuelle et MICE.

Évolution du business model de la carte affaires, centralisation des paiements : comment voyez-vous le futur des solutions de paiement ?

L. S. — La réglementation européenne sur les interchanges a eu un impact négatif sur le business model de toutes les banques en Europe. Néanmoins, BNP Paribas a choisi de s’adapter plutôt que de réduire son offre de services, comme ont pu le faire un certain nombre de banques anglosaxonnes. Via des solutions adaptées au monde des achats ou du voyage, nous accompagnons les clients tant en Carte Corporate, y compris avec débit du compte collaborateur, qu’en paiement centralisé. Du fait de l’impact de la réglementation, la centralisation des paiements devrait s’accélérer ces prochaines années.

Quels sont les autres atouts d’une banque telle que BNP Paribas ?

L. S. — Nos cartes commerciales, et tout particulièrement celles en paiement centralisé, sont à disposition de l’ensemble de notre clientèle française, mais aussi européenne. Elles viennent en complément des offres en matière de cash management – gestion des moyens de paiement, centralisation de la trésorerie, etc. – proposées aux entreprises.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Une banque leader à l’échelle européenne

Leader en France sur le marché des cartes commerciales, BNP Paribas accompagne plus de la moitié des entreprises du CAC 40.

BNP Paribas est la seule banque européenne continentale à proposer une offre complète de cartes commerciales multidevises répondant à l’ensemble des besoins des entreprises privées et / ou publiques.

BNP Paribas a été désigné “Meilleure banque au monde” et “Meilleure banque en France” pour l’année 2016 par Euromoney, publication financière de renommée internationale.

Une offre complète et des solutions incontournables

Dans un contexte de suivi des dépenses et de réduction des coûts, BNP Paribas offre des solutions sécurisées et adaptées aux paiements du voyage d’affaires. Ces solutions de paiement constituent un véritable atout pour négocier les conditions avec les fournisseurs.

La gamme proposée par BNP Paribas répond aux besoins des grandes entreprises comme des PME, mais également aux attentes des agences de voyages et des plates-formes de réservation hôtelière.

Une expertise technologique et humaine

BNP Paribas a mis en place des solutions intégrées avec les principaux HBT et hubs de paiement du marché, que ce soit dans le cadre des voyages d’affaires ou loisirs.

Quelle que soit la carte utilisée, les dépenses sont consolidées dans une même base de données. Ce qui apporte à l’entreprise contrôle, suivi, reporting et traçabilité.

Enfin, BNP Paribas dispose d’un autre atout majeur avec une équipe d’experts pour accompagner les entreprises dans la définition et la mise en place de leurs projets cartes, de l’étude des besoins jusqu’aux suivis des premières transactions.

Carnet d’adresses : Bourgogne

S’Y RENDRE

La SNCF dessert Dijon depuis Paris à raison d’une quinzaine d’allers-retours quotidiens en TGV, certains faisant arrêt à Montbard. Durée du trajet : 1h 35. Internet : www.sncf.com

SE RENSEIGNER

Comité Régional du Tourisme Bourgogne/Franche-Comté

La City – 4, rue Gabriel Plançon. 25044 Besançon Cedex Internet : www.bourgogne-tourisme.com

HÔTELS

Le château de Gilly, où résidèrent les abbés de Cîteaux.
Le château de Gilly, où résidèrent les abbés de Cîteaux.

CHÂTEAU DE GILLY

Sur la route des Grands Crus, tout proche du château de Clos de Vougeot, l’établissement du groupe Grandes Étapes Françaises a investi un site cistercien : un prieuré fortifié au XIVe, dévasté au XVIe, puis aménagé en résidence des abbés de Cîteaux au XVIIe. Presque adossé à l’église du village – cistercienne, cela va sans dire –, le Château de Gilly, restauré et restructuré, se déploie maintenant dans un verdoyant parc à la Française. 48 chambres et suites, dont certaines implantées dans deux pavillons indépendants. Cuisine goûteuse et alliance mets-vins concoctées par Frank Paget, un ancien du Jules Verne à Paris, au restaurant aménagé dans un cellier du XIIIe. Sept salons et salles de réunion dont la salle des Tapisseries, de 170 m2 pour 160 personnes en configuration banquet. Espace extérieur privatisable pour un cocktail de bienvenue. Piscine dans le jardin traversé par une rivière.

21640 Gilly-lès-Cîteaux. Tél. : 03 80 62 89 98 Internet : www.grandesetapes.com

Boiseries et plafonds peints au château Sainte Sabine.
Boiseries et plafonds peints au château Sainte Sabine.

CHÂTEAU SAINTE SABINE

À une trentaine de km de Beaune, dans un parc de huit hectares où gambadent des daims et des lièvres, ce gracieux château du XVIe est situé à un jet de pierre du canal de Bourgogne, face au village de Chateauneuf. L’établissement, affilié à Châteaux et Hôtels Collection, a été restauré en totalité en 2012 par ses nouveaux propriétaires. Le personnel attentif et chaleureux et l’aménagement cosy, mêlant boiseries et plafonds peints à des éléments sagement contemporains, invite à musarder dans le grand salon ou dans la salle de billard attenante. 22 chambres spacieuses, pourvues de salle de bains élégantes. Le restaurant, et sa terrasse, propose une savoureuse cuisine traditionnelle revisitée avec les produits de saison. Trois salles de réunions modulables pour 80 personnes. Piscine extérieure chauffée.

21320 Sainte-Sabine. Tél. : 03 80 49 22 01 Internet : www.saintesabine.com

RESTAURANT

L’abbaye de la Bussière, reconvertie en hôtel.
L’abbaye de la Bussière, reconvertie en hôtel.

ABBAYE DE LA BUSSIÈRE

À 15 minutes de Chateauneuf-en-Auxois, c’est une des meilleures tables de la région. Et qui plus est située dans un cadre exceptionnel : un somptueux parc de sept hectares abritant une abbaye cistercienne du XIIe siècle remaniée au XIXe. Acquise par un couple d’Anglais et métamorphosée en un hôtel enchanteur de 20 chambres et suites affilié à la chaîne Relais et Châteaux, l’abbaye exhale désormais un irrésistible charme british. Les fauteuils profonds et moquettes épaisses tutoient des voûtes cisterciennes et de la sculpture gothique… Le chef Guillaume Royer propose tant au Bistrot des moines qu’au restaurant gastronomique – le 1131, année date de fondation de l’abbaye –, une cuisine de saison revisitant le terroir bourguignon avec un talent distingué par une étoile Michelin. L’orangerie de l’abbaye est aménagée en salle de séminaire, pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes. Les trois salons et les deux restaurants sont privatisables.

21360 La Bussière-sur-Ouche Tél. : 03 80 49 02 29 Internet : www.abbayedelabussiere.fr

LIEUX PRIVATISABLES

ABBAYE DE FONTENAY

Le joyau de l’architecture cistercienne accueille les groupes désireux de bénéficier de visites privatives et propose aussi plusieurs formules de déjeuner dans ses jardins. Pour les opérations importantes, à partir de 200 participants, diverses options sont envisageables dont la possibilité d’organiser un séminaire. À noter qu’une salle de congrès ultra moderne, le Pantographe, a récemment ouvert ses portes à Venarey-les- Laumes, à 15 minutes du site.

21500 Montbard • Tél. : 03 80 92 15 00 Internet : www.abbayedefontenay.com

CHÂTEAU DU CLOS DE VOUGEOT

Rompue aux banquets spectaculaires de la Confrérie des tastevins, l’équipe du château du Clos de Vougeot met son savoir-faire au service des entreprises, que ce soit pour un cocktail dans la cour d’honneur ou un déjeuner de 150 convives dans les salons de l’aile Renaissance, pour un séminaire ou une soirée de gala dans l’immense cellier du XIIe conçu par les cisterciens, jusqu’à 570 hôtes. Le chef Olivier Walch, maître de l’oeuf en meurette, le plat traditionnel de la cuisine bourguignonne, privilégie la haute gastronomie accompagnée des vins fins de la cave d’exception du château.

21640 Vougeot • Tél. : 03 80 62 82 84 Internet : www.closdevougeot.fr

CHÂTEAU DE COMMARIN

Le beau château de la famille de Vogüé est ouvert aux réceptions. Les entreprises peuvent y organiser un déjeuner ou un dîner de 250 convives dans les écuries XVIIIe ou, pour de plus grandes capacités, sous des tentes montées dans le parc à l’Anglaise du château.

21320 Pouilly en Auxois • Tél. : 03 80 49 23 67 • Internet : www.commarin.com

CHÂTEAU D’ANCY-LE-FRANC

Louis XIV, dit-on, séjourna dans ce palais Renaissance bâti par un savant architecte italien : un écrin dessiné dans ses moindres détails, pourvu de lumineuses galeries, orné de l’une des plus belles collections de peintures murales des XVIe et XVIIe siècles. Un site pour les événements d’exception proposant 800 m2 de surface en intérieur et plus de 15 000 m2 en extérieur.

89160 Ancy-le-Franc • Tél. : 03 86 75 14 63 • Internet : www.chateau-ancy.com

MUSÉOPARC ALESIA

À 1 h de Dijon, l’établissement, inauguré en 2012, immerge les visiteurs dans la célèbre bataille. Le Centre d’interprétation comprend un auditorium de 123 fauteuils et trois salles de réunions, de 30 à 50 participants.

21150 Alise-Sainte-Reine Tél. : 03 80 89 95 20 Internet : www.alesia.com

GUIDES

Guide Vert Bourgogne, Michelin. Le Routard Bourgogne, Hachette.

À lire dans le dossier : DOSSIER BOURGOGNE : D’un château à l’autre

  • Bourgogne : d’un château l’autre
  • Carnet d’adresses : Bourgogne