Qui veut faire un vol en avion de chasse ?

La semaine dernière, j’ai réalisé un rêve de gosse : j’ai effectué un vol en avion de chasse. Je ne pense pas qu’on puisse décrire un tel vol, et je dois dire que j’ai un peu hésité à rédiger un article là-dessus. Mais après tout, si je garde pour moi une expérience de ce type, ce blog a-t-il encore un sens ? Samedi dernier, je me suis donc rendu à l’aéroclub pour y accomplir mon baptême. Si vous vous imaginez peut-être L’étoffe des héros, la réalité était un peu différente. Le vol ne s’est pas fait sur un avion de combat, mais sur un Fouga, qui était autrefois l’avion d’entraînement de la Patrouille de France : un appareil créé pour les acrobaties mais qui n’a pas vraiment à un avion de combat, avec sa double queuesi singulière. En altitude, je me suis senti à l’aise. Il faut dire que l’avion manifeste une telle puissance qu’on se sent en confiance : il conserve sa trajectoire malgré les rafales de vent. Les sensations sont sans rapport avec celles qu’on peut avoir dans un Piper. Si le décollage ne se fait pas aussi violent qu’on le pourrait le croire, je dois bien signaler qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour se lancer dans un tel vol. D’ailleurs, il faut une attestation médicale pour pouvoir le faire). Si c’est plutôt pépère durant la première partie de vol, lorsque le pilote vole à basse altitude, le vol prend une autre tournure quand démarre la voltige aérienne ! On constate la frénésie du schmilblick dès la première figure, quand on est pressuré contre son siège à cause de la vitesse. La pression corporelle est monstrueuse. On doit recevoir 4,5 G pendant certaines figures et on pèse alors 4,5 fois son poids ! Il faut se contracter au maximum afin de rester conscient. Alors oui, présenté ainsi, ça ressemble à une punition, mais c’est une sensation extraordinaire. Le plus brutal, finalement, c’est de basculer des G positifs aux négatifs sans cesse. Ca, on peut dire que ça remue clairement. J’avais l’impression que j’étais remué en tous sens. Ce qui, bien entendu, n’est pas franchement la meilleure façon de retenir son café en place. Et même si j’ai raffolé de l’expérience, j’ai été soulagé (et déçu, en même temps) quand nous avons pris le chemin du retour. Quand je suis redescendu, j’étais légèrement pâle, mais j’étais au septième ciel. A lire sur le site internet de cette activité de baptême en avion de chasse à Reims.

La France intervient au Tchad

«La France est intervenue militairement au Tchad pour éviter un coup d’État». C’est ce qu’a déclaré hier, mardi 12 février, Jean-Yves Le Drian. Le chef de la diplomatie française s’exprimait lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. C’est la 1ère fois que les autorités françaises parlent de coup d’État à propos de l’intervention de la semaine dernière. Rappellons que des avions de l’opération française Barkhane ont bombardé, au Tchad, pendant plusieurs jours, une colonne de l’UFR, le groupe rebelle de Timane Erdimi. Interpellé hier à l’Assemblée nationale par le député Jean-Michel Clément du groupe Libertés et Territoires, Jean-Yves Le Drian est notamment revenu sur le contexte dans lequel le gouvernement a décidé d’employer la force armée contre la rebellion de l’UFR. Pour le ministre des Affaires étrangères, il s’agissait d’empêcher un « coup d’Etat ». Ceci est tout à fait conforme au droit international et le Premier ministre en a informé le président du Sénat et de l’Assemblée nationale ». 15:20 – 12 feb. Florence Parly, ministre des Armées. « Cette année encore, en opérations, sous le feu ennemi ou par accident, des militaires ont perdu la vie. Leur sacrifice a un sens, celui de l’engagement d’hommes et de femmes prêts à tout pour leur pays et leurs compatriotes. En ce 31 décembre, c’est pour leur rendre hommage et saluer leurs frères d’armes que je me rends en Jordanie, sur la base aérienne projetée d’où décollent nos avions de chasse qui frappent Daech. Contre le terrorisme, contre toutes les menaces, pour la France, nos armées sont en première ligne. Chaque jour, des patrouilles de militaires de l’opération Sentinelle arpentent les rues, prêtes à agir et intervenir. À Strasbourg, face à l’attaque ignoble qui a meurtri notre pays, nos soldats étaient présents, réactifs et exemplaires. Chaque jour, au Sahel, les militaires de l’opération Barkhane combattent les djihadistes, trouvent des caches, saisissent du matériel. Depuis le début de l’année, ce sont plus de 170 djihadistes qui ont été neutralisés. Chaque jour, au Levant, des artilleurs tirent, sans relâche, contre Daech. Des avions de chasse décollent et touchent les derniers repaires de ceux qui ont cru pouvoir faire vaciller la France.